Jeudi 20 janvier 4 20 /01 /Jan 10:17

Voici le dessin qui fut envoyé par Mgr Lefebvre à Jean-Paul II au sujet de la réunion inter-religieuse d'Assise qui se préparait.

Hélas, il faut constater que 25 ans après, rien n'a changé. Le Christ et son Eglise s'apprêtent de nouveau à être humiliés par le Vicaire du Christ lui-même, le pape Benoit XVI.

 

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Le Christ se présente à Assise, se voit recevoir par Jean-Paul II qui lui dit :"Non ! Non ! Nous ne pouvons pas vous recevoir. Vous n'êtes pas oeucuméniste".

A sa mort, lorsque ce même pape se présente devant le Souverain Juge à l'entrée du paradis "Je suis Jean-Paul II, le pape oeucuméniste", le Christ lui répond : "Je regrette ! Mais il n'y a qu'une seule religion ici. Allez voir ailleurs."

Un peu en contre bas, alors que le Christ vient de refuser l'entrée du paradis à Jean-Paul II, le démon interpelle le pape : "Eh ! Mon ami ! Par ici les oeucuménistes."

Par Austremoine
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Samedi 15 janvier 6 15 /01 /Jan 19:03

Retour sur le pontificat d'un pape que l'on veut porter sur les autels.

 

L'herméneutique de la continuité ne constitue pas une évidence absolue...

 

Voici les extraits d'un pontificat dans une ligne tout à fait traditionnelle nous dit-on...

 

 

 

Austremoine

Par Christus imperat
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Vendredi 14 janvier 5 14 /01 /Jan 22:53

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Voici le texte de RU 14/2005 du 11.4.2005, « bilan vie JP2 » :

 

- VATICAN: On attend de notre agence un bilan du pontificat de notre pape Jean-Paul II,1979 à 2005. Essayons. Ou disons plutôt osons. Il n'est pas interdit aux chrétiens de réfléchir, même à haute voix, au contraire, pourvu qu'on cherche la vérité! D'abord une remarque préliminaire. Notre dernière dépêche (RU 13/2004) s'appelait une 'méditation', en fait un 'cauchemar' sur la situation de l'Eglise. Une Eglise qui semblerait vouloir fonctionner même si Dieu n'existait pas. On nous a traités de noctambules, de saltimbanques, de prestidigitateurs et même de fumiers. C'est peut-être vrai. Mais permettez d'apporter la preuve que, avec notre 'méditation', nous n'étions pas si loin de la réalité. Le cardinal Ratzinger a accusé, lors du Chemin de Croix du Vendredi Saint 2005 près du Colisée de Rome, 'le sécularisme sans Dieu dans l'Eglise'. Pesez chaque mot de cette expression, et vous y êtes.

Nous voudrions, entre mille, traiter de quatre aspects du pontificat de Jean-Paul II qui nous paraissent importants pour l'avenir: l'ouverture vers l'est, la division dans l'Eglise, la défense de la vie humaine, et enfin sa mort très digne.

 

1) L'est. En tant que pape slave, il était prédestiné à ouvrir les portes entre l'est et l'ouest, de mettre en exergue ces 'deux poumons de l'Europe'. C'est vrai que le communisme a implosé à l'est européen en tant que système - mais il s'est répandu sous une forme plus subtile à l'ouest: le néo-communisme, le socialisme, en un mot le mépris de Dieu et de l'homme. C'est vrai que le mur de Berlin est tombé - mais il aurait pu tomber plus tôt sans le service de camerlingue que l'Eglise a joué pour les rejetons de Karl Marx et de Staline en les rendant fréquentables et dignes de 'crédit'. Avec un cardinal Mindszenty comme pape, ou un cardinal von Galen, le mur se serait écroulé plus tôt suite à une mise au ban formidable opérée par les chrétiens face à ces charcutiers de l'humanité (150 millions de morts). C'est vrai que le dialogue avec les Orthodoxes a été essayé - mais il est vrai aussi qu'au bout du chemin 'oecuménique' péniblement parcouru, Alexij II, patriarche de toutes les Russie, a déclaré, il y a peu de temps encore, qu'il mettrait des barricades dans les rues si le pape s'aventurait en 'Sainte Russie'. Fatima n'est pas pour demain. Bilan de cette ouverture à l'est: négatif sous tous les aspects, avec l'humiliation de l'Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique en plus.

 

2) On dit que le pape aurait été 'courageux' en promulguant haut et fort la doctrine de la Vie humaine intouchable, car donné par Dieu, face à l'avortement et les autres déviations touchant à la vie. Ce courage, il l'avait au Vatican, en Pologne et en Irlande, pays déjà gagnés à la cause. Mais en France, en 8 visites pontificales, effrayé par les lobbies avorteurs et les conseils 'prudents' de ses évêques, il n'a pas osé prononcer le mot 'avortement' une seule fois. Il rasait les murs. Quand il s'écria "N'ayez pas peur!", n'était-ce pas surtout une auto-critique? Avec cette peur que l'on ne pardonnerait à aucun militant pro-vie de terrain, l'effroyable bilan de la mort - par l'assassinat des plus faibles et plus démunis des humains, les bébés - est monté à des chiffres dépassant le milliard dans le monde. Avec une Eglise qui se mettrait, comme un seul homme, debout contre ce crime, allant jusqu'à l'excommunication nominative des chefs d'Etat et députés pro-avortement, afin que les choses soient claires dans la conscience des fidèles, nous n'en serions pas là. Non, on leur donne publiquement la sainte communion... Avec un pape qui serait allé dans les avortoirs pour sauver la vie, au lieu de pleurer sur les tombeaux, nous n'en serions pas là. Il a retardé le combat pourtant incontournable, le test de vie et de mort qui est sur l'agenda des chrétiens. Bilan vie: malheureusement également négatif.

 

3) L'unité de l'Eglise a été sacrifiée dans une mesure jamais vue jusqu'à présent, sur l'autel d'objectifs humains incertains. Des centaines de milliers de catholiques fidèles à la Tradition ont été éloignés par une bulle d'excommunication ambiguë, et surtout des millions de catholiques ont été chassés des églises par une liturgie laissée à l'abandon, c'est-à-dire à la fantaisie et au culte de l'Homme. Pourtant la valeur suprême que Jésus a attribué à la fonction de Pierre, était justement l'unité: pais mes brebis, chasse les loups de la bergerie, cherche ceux qui se sont perdus. "Que tous soient Un, comme Je suis Un avec le Père". Jean-Paul approche le Juge Eternel avec cette division de l'Eglise. C'est là que notre prière pour lui, pour le salut de son âme, gagne toute son importance et son urgence. Bilan pour l'unité de l'Eglise: négatif. Quel mandat pour le prochain pape!

 

4) Sa mort. Elle était admirable, mais pas héroïque. Elle était un exemple, pas un martyre. Un martyre est un homme que l'on tue pour sa fidélité au Père, au Fils et au Saint Esprit. Oui, Jean-Paul II a donné l'exemple comment on peut mourir 'dans la dignité' sans recourir à l'alchimie euthanasique des héros du petit matin comme Bernard Kouchner ou Jacques Attali. Mais combien de millions d'hommes et de femmes meurent dignement de cette façon! Merci quand-même pour l'exemple à ce niveau visible pour le monde entier. Mourir 'chez soi', sans acharnement thérapeutique dans un hôpital quelconque, sera désormais de nouveau une belle chose qui plaît à Dieu et aux hommes, grâce à Jean-Paul II. Mais ce n'est pas exactement là, le rôle d'un pape. Bilan de 'l'homme' Jean-Paul II: positif.


A nous ne conviennent que les bilans pour préparer l'avenir. Dieu seul jugera. - R.I.P. ! - (ru)

Par Christus imperat
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Mercredi 29 septembre 3 29 /09 /Sep 22:55

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Par Christus imperat
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Vendredi 27 août 5 27 /08 /Août 19:14

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Je cherche l’inspiration poétique pour chanter la sensibilité, cette nouvelle vertu des temps modernes qui fait de nous des êtres subtils et civilisés. Avec elle, les différences sont acceptées, voir louées, les oppositions, causes autrefois de conflits, deviennent aujourd’hui source d’enrichissement.

 

Quelle avancée humaine et théologique que cette sensibilité ; je dirais même qu’elle a permis de mettre la théologie au service de l’Homme ! N’est-il pas plus grand bienfait que cette concorde des différences et des désaccords qui se retrouvent dans cette paix harmonieuse des consciences ?

 

Ah, la charité fait bien pâle figure à coté de ce nouveau concept !

 

 Et puis la charité avait le défaut originel de faire passer l’amour du prochain par l’amour du Dieu, même s’il est vrai que Dieu se moque pas mal de nombre de ces détails qui nous divisent. On a bien réussit ensuite à faire passer la charité pour le fait d’être « gentillet » avec tout le monde, de comprendre tout le monde, mais sans que cela devienne pour autant une source d’unité. C’était un apaisement des dissensions.

 

Mais cette sensibilité, quelle invention tout de même ! Elle apaise certes, mais elle enrichie ceux qui s’en pénètre.

 

Vous souvenez-vous de ces combattants de la messe en latin, violents et agressifs, refusant coûte que coûte la messe en français ? Ils prirent même violemment d’assaut l’église parisienne St-Nicolas-du-Chardonnet ! Et bien maintenant, certains de ces deux camps que tout opposait, acceptent de considérer leur oppositions d’alors comme autant de sensibilités pouvant s’enrichir mutuellement !

 

Même l’abbé Philippe Laguérie, battant de la première heure s’il en fut, redouté de ses ennemis, « fait la paix » avec l’un de ses opposants. Vous savez Mgr Jacques Gaillot, l’ancien évêque aux accointances communistes, partisan du préservatif, du mariage des homos etc., et bien, même cet opposant irréductible des traditionalistes, est regardé aujourd’hui par certains d’entre eux comme étant une composante des différentes sensibilités de l’Eglise.

 

Jusqu'au jour où la religion elle-même devient une sensibilité parmis une autre, où le catholique cotoie l'écologique...

 

Vous voyez, même les plus durs s’y laissent prendre.

 

Il est loin le temps des principes. Il est loin le temps de cette Eglise à la doctrine intangible et vraie. Véritable tour de force que cette sensibilité !

 

Austremoine

Par Austremoine
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Vendredi 27 août 5 27 /08 /Août 14:28

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"La troisième condition de validité du sacrement, c’est l’intention. L’évêque ou le prêtre doit avoir l’intention de faire ce que veut l’Eglise. Le pape lui-même ne peut pas changer cela non plus.


La foi du prêtre n’est pas un élément nécessaire, un prêtre, ou un évêque, peut ne plus avoir la foi, un autre peut en avoir moins, un autre une foi pas tout à fait intègre. Cela n’a pas une influence directe sur la validité des sacrements, mais peut avoir une influence indirecte. On se souvient du pape Léon XIII proclamant que toutes les ordinations anglicanes sont invalides par défaut d’intention. Or c’est parce qu’ils ont perdu la foi, qui n’est pas seulement la foi en Dieu mais dans toutes les vérités contenues dans le Credo, y compris "Credo in unam, sanctam, catholicam et apostolicam Ecclesiam", c’est-à-dire "Je crois en l’Eglise qui est une", que les anglicans n’ont pas pu faire ce que veut l’Eglise."

 

Extrait de la lettre aux catholiques perplexes, Mgr Lefebvre

Par Christus imperat
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Jeudi 26 août 4 26 /08 /Août 09:07

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Cela ne doit pas être facile. Des évêques, il en court, même en chemisette, avec ce qui ressemble à des serpillières autour du cou. Mgr Bouilleret n'est pas mal en la matière, il collectionne les écharpes les plus variées.

 

Vous avez pensé à Mgr Gaillot ? Comme évêque certes ! Mais comme catholique, c’est étrange monsieur l’abbé. Inutile de faire la recension de toutes les déclarations de ce gauchiste effréné, chouchou des médias bien contents de pouvoir compter sur des paroles si divergentes avec cette église catholique honnie.

 

Honnie parce qu’Elle porte la voix du Christ, la voix de l’Evangile, parce qu’Elle montre le chemin du Sacrifice, du calvaire, parce qu’Elle rappelle les commandements de Dieu. Bien à l’opposé de cet évêque adulé par les mass-médias parce que porte-voix de toutes les déviances et de tous les vices d’une société sans Dieu : mariage des homosexuels, divorce, avortement, contraception, le tout enrobé de maximes lénifiantes d’un humanitarisme libéral et soit-disant généreux au service de l’Homme ! Je l'entends encore expliquer à la radio qu’il évite de parler de Dieu dans ses sermons car c’est une notion trop complexe...

 

Catholique ? Vous avez dit catholique ? Pauvre abbé…

 

Et, dire que vous osez évoquer le fait que cet homme aurait pu ordonner des prêtres de l’IBP ? Si voir Mgr Gaillot en ornements traditionnels ne manquerait pas de pittoresque, pathétique et misérable, et plus encore scandaleux, serait un tel événement, parce que vous jetteriez un doute sur la validité du sacrement conféré. Comment peut-on être certain de l’intention d’un évêque qui prêche une doctrine en tous points contraire avec celle de l’Eglise, et ce de façon constante, consciente et assumée.

 

Regardez la réaction d’Emmanuel Delhoume sur votre blog : « Pratiquant dans la forme extraordinaire et je n’ai pas hésité un instant à faire baptiser mes enfants par Mgr Gaillot . » A ce malheureux vous devriez répondre qu’il a le devoir impératif de faire rebaptiser ses enfants sous conditions. Comment peut-on être assez fou ? Mais que pourriez-vous lui dire maintenant ?

 

Le trou noir du buzz et de la fuite en avant médiatique vous aveugle. Voyez où vous mènent la révolte et l’orgueil. Il vous entraine dans les abîmes. Je suis atterré. Vous ne savez même plus la signification du mot catholique. Monseigneur Lefebvre, secourez ce fils qui se perd.

 

 

Austremoine

 

Par Christus imperat
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Mardi 10 août 2 10 /08 /Août 10:33

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A la suite de la conférence que Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei,  a accordé aux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre, l'abbé Paul Aulagnier, ancien assistant général de la Fraternité Saint-Pie X, propose la réponse suivante : 

  

Je finis la lecture de la conférence de Mgr Pozzo.

  

On peut la résumer comme suit: Il faut interpréter le Concile comme étant  une œuvre « de réforme » de l’Eglise, réforme certes,  mais dans la  » continuité » du Magistère et nullement en « rupture » avec le Magistère.  Il y aurait, de cette œuvre conciliaire deux interprétations possibles, « deux herméneutiques », possibles qui, du reste,  ont vues le jour: « celle de la rupture, et celle de la réforme dans la continuité ».

   

Dans la fidélité au Pape Benoît XVI, il faut clairement choisir cette dernière. Il le dit clairement dans sa conclusion. « Il faut utiliser cette dernière direction pour affronter les questions controversées, en libérant, pour ainsi dire, le Concile du para-concile qui s’est mélangé avec lui, et en conservant le principe de l’intégrité de la doctrine catholique et de la pleine fidélité au dépôt de la foi transmis par la Tradition et interprété par le Magistère de l’Église ».

  

Première  considération :

 

Pour Mgr Pozzo, autre le Concile et ses textes,  fidèles à la Tradition et au Magistère de toujours. Autre l’interprétation du Concile.

Autre le Concile. Autre le « para concile ».

 

C »est  la thèse qu’on n’ a cessé de présenter à Mgr Lefebvre et qu’il refusa toujours d’accepter. Non, Non, disait-il : « l’origine du mal, c’est le Concile et « toutes les réformes issues du Concile ». Et c’est pourquoi, par exemple,  il avait l’audace de dire « être dans l’impossibilité de former des jeunes  au sacerdoce avec la nouvelle messe ». Mais qui peut, de la hiérarchie actuelle, comprendre cela? Il n’y aura une augmentation du nombre de prêtres que le jour où l’on abandonnera la « nouvelle messe ». Elle n’est pas la messe « ordinaire » du rite romain, elle est la « messe de Luther », ou si vous préférez,   » une messe bâtarde », une « messe empoisonnée ». Les communautés « Ecclesia Dei », de cette vérité, en font la preuve, année après année…Et la hiérarchie s’enrage et ne voit toujours  rien. Il viendra un jour où Rome sera obligée de prendre des évêques en leur sein et de les nommer à la tête de diocèse. Ce sera peut-être au début de petits diocèses où il ne reste plus que quelques prêtres. Ces prêtres pourront s’opposer à cette nomination d’évêque. Avec un peu de fermeté, le nouvel évêque  pourra faire appel à ces nouveaux prêtres, sans aller les chercher en Afrique. Et d’un coup, la messe traditionnelle reviendra…Le peuple en sera étonné…Mais s’y fera bien vite…Je rêve! Pas tant que cela.

 

Autre le Concile. Autre le « para concile », nous dit Mgr Pozzo.

 

On en revient toujours là. C’est la bouée de sauvetage des « conciliaristes ». Il faut coûte que coûte sauver le Concile.

 

Je le veux bien …

Mais alors que faites-vous des déclarations du Cardinal Congar, disant que le Concile fut «  une vraie révolution dans l’Eglise » ou du cardinal Suenens disant que le Concile est  » 1789 dans l’Eglise ». Or ces deux personnalités furent, elles aussi, parmi les « chevilles ouvrières » du Concile Vatican II.

Que faites-vous de la déclaration du 21 novembre 1974 de Mgr Lefebvre disant que le Concile a subi une réelle influence du modernisme et du libéralisme; que faites-vous  de son livre »J’accuse le Concile? » Et Mgr Lefebvre était parmi les personnalités de qualité du Concile. Il était à l’époque parmi les « supérieurs généraux des grandes congrégations de l’Eglise » et qui, plus est,  archevêque et président du « Coetus internationalis Patrum », représentant quelques 250 pères conciliaires.

Que faites-vous alors des critiques du cardinal Ottaviani critiquant très sévèrement la réforme liturgique de Mgr Bunigni, réforme liturgique réalisée, nous dit-on, en application de Sacro sanctum Concilium .

 

Etc. Etc.

 

Une autre considération:

 

Dans les paroles de Mgr Pozzo, il y a une nouveauté. Il parle de « questions controversées » du Concile. Enfin…C’est une nouveauté. Ces « controverses » doivent faire l’objet des entretiens avec la FSSPX.

 

Prenons brièvement le sujet de l’œcuménisme.

 

Lorsqu’il résume la doctrine conciliaire sur l’œcuménisme, c’est la deuxième partie de sa conférence, vous ne le verrez jamais utiliser le mot « retour » à l’Eglise catholique des différentes confessions. Ce mot est banni de sa pensée.  Mais c’est ce que l’on entend toujours sur ce sujet : il faut éviter toute expression faisant allusion au retour des frères séparés. Voilà l’axiome doctrinal et la directive pratique du mouvement œcuménique.  Comme le dit Romario  Amerio, dans son « Iota Unum » à la page 457 « on abandonne le principe du retour des frères séparés au profit de celui de la conversion de tous les chrétiens au Christ total, immanent à toutes les confessions. Comme le professe ouvertement la patriarche Athénagoras, « il n’est pas question dans ce mouvement d’union de marche d’une  Eglise vers l’autre, mais de marche de toutes les églises vers le Christ commun » (ICI, n° 311, p. 18,1er mai 1968).

 

Mais si vous faites remarquer que ce n’est pas l’enseignement que nous donne Pie XI dans son encyclique « Mortalium animos », – là, en effet,  le pape affirme que la vraie union des Eglises ne peut se faire que par le retour (per reditum) des frères séparés à la vraie Eglise de Dieu -,   Mgr Pozzo vous répond: Non! Non ! « le Concile reste (bien) sur le terrain de la tradition en ce qui concerne la doctrine de l’Eglise. (Mais) cela n’exclue pas toutefois que le Concile ait produit de nouvelles directives et explicité certains aspects spécifiques. La nouveauté par rapport aux déclarations antérieures au Concile consiste déjà dans le fait que les relations de l’Eglise catholique avec les Églises orthodoxes et les communautés évangéliques nées de la Réforme luthérienne sont traitées comme une question distincte et dans un mode formellement positif, tandis que dans l’encyclique Mortalium animos de Pie XI (1928), par exemple, l’objectif était de délimiter et de distinguer clairement l’Eglise catholique des confessions chrétiennes non-catholiques ».

 

Si c’est ainsi que Mgr Pozzo pense régler  le problème de la continuité de la pensée du Conciliaire  sur l’œcuménisme avec la Tradition, je pense que les conversations doctrinales avec la FSSPX risquent   de  ne pas aboutir…  C’est toujours ce que j’ai pensé. Ce n’est pas par des « conversations doctrinales » qu’on mettra fin à la crise de l’Eglise. Quand Mgr Lefebvre, après l’échec des conversations « pratiques  » avec le cardinal Ratzinger en 1988, disait « la prochaine fois, c’est moi qui mettrais mes conditions; « Êtes-vous d’accord avec le Syllabus »?; « Êtes-vous d’accord avec le serment antimodernus ? « Êtes-vous d’accord avec l’encyclique Libertas ? etc., il voulait simplement dire qu’il fallait d’abord faire une protestation de foi  avant de s’asseoir de nouveau à la table des conversations et que cette protestation de foi devait être partagée par tous les intervenants…

 « Messieurs préparez-vous pour une combat de longue durée », nous disait Mgr Lefebvre. Il est doctrinal, certes. Mais on ne discute pas avec le modernisme. On le combat  concrètement par une doctrine intègre et un apostolat énergique et vaillant.

 

Abbé Paul Aulagnier

 

source

 

 

 

 

Par Christus imperat
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Lundi 2 août 1 02 /08 /Août 17:14

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« Oui mais non mais » : c’est le titre qu’aurait pu choisir Mgr Pozzo pour la conférence donnée aux prêtres de la Fraternité St Pierre le vendredi 2 juillet 2010 à Wigratzbad. Cette conférence aurait pu revêtir une certaine importance lorsque l’on sait que Mgr Pozzo est l’homme choisi par le pape pour mener les discussions doctrinales avec la Fraternité Saint-Pie X.

 

C’est après les ordinations conférées par le Cardinal Canizares que Mgr Pozzo a prévenu les prêtres de la FSSP que rien ne changeait à Rome. En somme, le prélat est venu confirmer la droite ligne d’Ecclesia Dei : on veut bien vous lâcher du leste sur la liturgie, mais pour les réformes conciliaires, tout va bien !

 

Un long texte de ce prélat pour nous expliquer encore et toujours, bientôt cinquante ans après ce fameux concile, que celui-ci serait à l'évidence la simple continuité de la Tradition. Sans doute plus d’une heure de conférence pour dire que certaines formulations qui peuvent paraître malheureuses sont en réalité meilleures. Une série de contorsions intellectuelles pour nous chanter à l’usure le même refrain : le Concile est très bien mais tout le monde l’a mal compris ; Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean Paul II, autant de papes qui ont fait et mis en œuvre ce Concile mais sans comprendre ce qu’ils faisaient.

 

Alors que des voix parmi les plus éminentes demandent que le Concile lui-même soit remis en cause (Mgr Gherardini, Le concile Vatican II, un débat à ouvrir) afin de redonner un peu de clarté au magistère de l’Eglise, Mgr Pozzo préfère s’adonner à des explications servies et resservies depuis plus de vingt ans.

 

Le temps passe, les églises sont vides, les vocations se raréfient. Et pendant que des évêques « en communion », et non des moindres, répandent impunément les pires hérésies, on discute encore à Rome de l’interprétation que l’on pourrait ou que l’on aurait du donner au Concile. Si se dédire tant de temps après en s’attaquant à ce concile tant de fois érigé en dogme semble trop difficile aux autorité romaines, alors qu’au moins on cesse de nous en parler pour le justifier. Si le concile n’a pas contredit le magistère antérieur, alors raison de plus pour reprendre la doctrine traditionnelle, elle dont personne ne remet en cause la clarté.

 

Cette conférence de Mgr Pozzo me fait penser à cette terrible histoire du Titanic : le bateau coule, les passagers se noient et sautent du bateau, mais sur le pont, un orchestre joue de la musique. Et lorsque les violons se turent, le paquebot avait coulé.

 

Il est temps de cesser de jouer du violon et de prendre les mesures qui s’imposent. Le problème n’est plus de savoir à quelle vitesse on aurait dû heurter l’iceberg, où s’il aurait mieux valu le prendre de face plutôt que de biais. Ce qui est certain, c’est que la coque est percée et que l’eau s’engouffre. Le bateau coule.

 

J’oserais m’adresser à vous, Monseigneur, tant le pape vous a donné sa confiance pour discuter de ces choses avec la FSSPX : je vous en conjure, posez votre violon. Nous n’avons pas besoin de musique anesthésiante, mais d’une doctrine claire où la vérité sera proclamée et l’erreur condamnée, d’un épiscopat catholique où les saints évêques sont promus et les mitres hérétiques bannies et excommuniées.

 

Le bateau coule, Monseigneur ! La chrétienté doit retrouver l’aliment de la doctrine traditionnelle qui lui donne sa force et sa vigueur. Sans quoi l’Eglise pourrait devenir une des ces mythologies anciennes dont les historiens étudieront les ruines. Les promesses de l'éternité ne bénéficieraient qu'à quelques raririssimes rescapés.

 

 

Austremoine

 

Par Christus imperat
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Samedi 26 juin 6 26 /06 /Juin 22:50

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Mon frère et mon cousin seront ordonnés prêtres à Ecône le 29 juin par Mgr Tissier de Mallerais. Ordinations qui devraient remplir de joie une Eglise en quête de vocations, qui devraient voir exulter les familles chrétiennes de voir deux d’entre eux élevés à une telle dignité. Non pas que j’attende des explosions de joie mais au moins une certaine réjouissance, comme celle à laquelle on assiste lors d’un mariage.


Il n’en est rien.


Ma grand-mère maternelle mit au monde neuf enfants dont l’un décéda en bas âge. Sur ces huit frères et sœurs (4 garçons et 4 filles), sept sont mariés et donnèrent vie à une famille de 45 cousins germains environ ; je suis l’un d’eux. Tous baptisés et tous éduqués dans la religion catholique.


Les années d’après guerre voit la révolution gangréner la société et l’aggiornamento secouer l’Eglise. Mon grand père, maire de son village, réagit violemment à l’encontre du curé qui retourna l’autel de l’église. Vatican II n’était pas encore passé. Le temps passant, mes grand parents comme toute la famille acceptèrent les réformes conciliaires.


1988 : Coup de semonce dans le ciel catholique. Mgr Lefebvre sacre 4 évêques sans l’accord de Rome. Les excommunications sont prononcées. La déchirure visible dans le sein de l’Eglise se concrétise aussi dans les familles : mon père et l’un de mes oncles suivent Mgr Lefebvre et la fraternité St Pie X. Les autres suivent Jean Paul II.


Etant petit à cette époque je suivais un peu ébahi mais aussi inquiet parfois, les débats souvent animés suscités par les dissensions religieuses. Il me reste de ces affrontement un seul souvenir, celui de mon père dénonçant comme scandaleux le dialogue interreligieux et notamment les prières communes du pape Jean Paul II avec des adeptes de fausses religions. A ce moment je me souviens parfaitement de l’un de mes oncles parler des musulmans comme étant nos frères dans la foi, adorant le même Dieu que le notre et qu’à ce titre les chrétiens pouvaient prier avec eux.


Les années passent, confortant cette division. Sur les 45 cousins que nous sommes, 18 ont été élevés dans la ligne de la FSSPX, 27 dans l’Eglise conciliaire. Après plus de 20 ans de désaccord et de division, il est possible de constater les conséquences que les choix de chacun de nos parents ont eu sur notre génération.


Sur les 18 cousins élevés dans la ligne de la FSSPX, il y a une dominicaine, un franciscain, un séminariste, et dans quelques jours deux prêtres, soit 5 vocations. Et d’autres sont peut-être encore à venir si Dieu le veut. A ceux-ci s’ajoutent deux mariés. Sur les 27 cousins élevés dans l’Eglise conciliaire, il y a une seule vocation, le fils de mon oncle Pierre, frère dans une communauté nouvelle. Les autres sont mariés ou célibataires, mais plusieurs sont déjà divorcés où vivent en concubinage.


Il n’y a aucun orgueil dans ces lignes, ni aucune glorification car ce que nous avons reçu est un pur don gratuit de Dieu et aucun d’entre nous n’y est pour quoique ce soit. Mais ce petit exemple qui s’est trouvé dans beaucoup de familles permet de juger l’arbre à ses fruits.


Mon frère et l’un de mes cousins seront donc ordonnés le 29 juin : les premiers prêtres de la famille. Comme pour annoncer toute grande nouvelle, un faire part fut donc envoyé à l’ensemble de notre famille, faire part pour les ordinations mais aussi pour les premières messes.


La réponse de beaucoup est sans équivoque : la Fraternité St Pie X refuse le magistère de l’Eglise et s’oppose au pape, en conséquence, tout en félicitant les deux ordinants, ils refusent d’assister à l’ordination et aux premières messes mais viendront au cocktail qui sera servi. Voici donc que les tenants du concile, de la liberté religieuse, de l’œcuménisme refusent de se joindre à la prière de deux prêtres catholiques ?


Certes, ils peuvent considérer que la situation canonique de ces futurs prêtres est anormale. Mais que disait l’un d’entre eux au sujet de « nos frères musulmans » ? Et cette autre tante qui répond qu’elle ne peut se joindre à nous car trop engagée dans l’église pour s’unir à ces messes, est-elle également engagée dans l’Eglise lorsqu’elle reçoit la concubine de son fils ? Le prêtre qui donne la communion à ces concubins est lui bien « en règle » ! Nous ne sommes pas en communion avec l’Eglise dites-vous, mais vous suivez des pasteurs qui participent à des cérémonies hérétiques, qui prêtent leurs églises à des schismatiques, et vous refusez l’assistance à la messe d’un prêtre catholique ? A combien de messe spectacles n’ai-je pas sali mes yeux lors des mariages de mes cousins, que d’hérésies n’ai-je pas entendu lors de ces messe célébrés par des prêtres « en règle » !


Triste temps de ce concile Vatican II. Si seulement cet ostracisme vis-à-vis de la FSSPX était le retour à une saine doctrine visant à refuser un œcuménisme destructeur. Mais il n’en est rien. La FSSPX est la seule qui soit l’objet de ce rejet, la seule qui soit ce signe de contradiction, signe de scandale qui semble montrer combien elle suit le chemin du calvaire et du sacrifice montré par le fils de Dieu.


Oui petit frère, monte à l’autel de Dieu pour offrir la divine victime, offre ce sacrifice selon ce rite immémorial canonisé par tant de papes et de saints. Prêche à temps et à contre temps comme te l’ordonne ton sacerdoce cette doctrine qui scandalise le monde, qui parce qu’elle découle du calvaire, provoque le rejet de beaucoup d’âmes. Ne trahit jamais ton sacerdoce, n’accepte jamais les compromissions, les doctrines licencieuses et complaisantes, refuse toujours ces spectacles plus ou moins indignes qui défigurent le Saint Sacrifice de la Messe.


Car même si tu dois un jour monter seul à l’autel de Dieu, même si tous tes amis et ta famille t’avaient abandonné, même si tu devais sous les sarcasmes continuer in personna Christi, tu sais que la cour céleste t’accompagne pour offrir l’Agneau, qui par Son immolation sauve le monde. Lui et aucun autre.



Austremoine

Par Austremoine
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