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Vendredi 18 juin 5 18 /06 /Juin 22:17

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La fin de l’état de nécessité, la fin de la crise de l’Eglise : si certains l’espèrent, d’autres ont dit l’avoir vu dans l’élection de Benoît XVI. Après les abus Woyltiliens, les belles cérémonies semblent avoir été remises au goût du jour à Rome, avec les ornements traditionnels et une catéchèse aux accents catholiques.

 

Et puis enfin, le pape posant deux actes au retentissement mondial, les motu proprio libéralisant la messe et celui privant d’effets juridiques les censures portées contre les évêques de la FSSPX, n’est-ce pas assez pour accepter enfin de rejoindre le chemin des paroisses afin de recourir aux avantages de l’officialité ?

 

Admettons ! Oublions même un instant les visites aux synagogues et aux mosquées, la participation du pape à un culte hérétique. Admettons que ces scandales n’aient jamais existé ! Le pape Benoît XVI est entièrement acquis à la doctrine traditionnelle. Il œuvre à une restauration intégrale de l’Eglise catholique. Accordons à ce pape tous les crédits souhaitables ! Il reste malgré tout une objection majeure : ce pape est à Rome, et nous n’y sommes pas, notre monde de tous les jours est bien différent.

 

Pour notre part, nous sommes en France, et les mitres qui règnent sur ce qui fut notre doux pays, terre de chrétienté, répondent aux noms de Vingt-Trois, Simon, Bouilleret, Rouet, et cie… Ancienne terre de Chrétienté aux illustres Saints, ancienne car hormis quelques exceptions, il ne se passe pas un jour sans que l’un de ces gens qui se réclame de l’Eglise ne soit la source de scandales.

 

Il n’est pas possible de faire la recension de tous les méfaits commis par ces épiscopes dévoyés ! Du rabbin invité à prêcher à Notre-Dame par Mgr Vingt-Trois de Paris, à la promotion des prêtres mariés et de l’ordination des femmes par mgr Simon de Clermont, aux conférences sur « la liturgie de l’orgasme » promue par Mgr Bouilleret d’Amiens, à la négation de la transsubstantiation par Mgr Rouet de Poitiers, il n’y a pas une parcelle de la doctrine catholique qui ne soit mise à mal par ces prélats dont l’apostasie n’en est plus au flirt. Et ce ne sont que quelques exemples d’une actualité toute récente.

 

Mais beaucoup relativisent ces faits, préférant y voir quelques dérapages ou exceptions de personnes honorables dont il ne faudrait retenir que les gestes bons ! C’est ainsi que sans vergogne, les responsables du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté ont osé laisser venir et prêcher le cardinal de Paris, celui là même qui invita un rabbin à prêcher dans sa cathédrale. Et de s’extasier béatement parce que ce même cardinal fit une génuflexion au passage du Saint Sacrement. Oui la lâcheté finit par rendre bête, parce qu’il faut être stupide et non plus aveugle de s’émerveiller d’une telle chose de la part d’un prince de l’Eglise !

 

Nous avons vu affluer au pèlerinage de pentecôte s'orientant vers Paris des fidèles, anciens mais surtout des jeunes, qui avaient jusque là marché en direction de la belle cathédrale de Chartres mais pour lesquels l'honneur n'était désormais plus sauf lorsqu'il exigeait d'eux qu'ils viennent concilier leur sanctification avec les égards plus diplomatiques que sincères qu'ils auraient dû manifester à un cardinal qui reprocha il y deux ans à son pape de venir inspecter des succursales, qui accueilli il y a deux mois un rabbin dans sa cathédrale et qui continue invariablement à confiner toute messe traditionnelle à une position de survie quand elle n'est pas en liberté surveillé. L'honneur de ces jeunes gens a eu raison de leur vieille routine.

 

Et quelle responsabilité de la part de ceux qui laissèrent cet ennemi de la tradition catholique prêcher aux enfants ! N’y a-t-il aucun parent dans cette assemblée de pèlerins pour sentir sa conscience troublée de laisser, ne serait-ce qu’un instant, l’âme de son enfant en des mains si néfastes ! Ce fait n’est pas si différent de ce qu’acceptèrent les fidèles de Lyon de la Fraternité Saint-Pierre qui laissèrent le cardinal Barbarin prêcher aux enfants mais également les confirmer, celui-là même qui invita Simone Veil dans une de ses églises et qui apporta son soutien au mouvement œcuménique San Egidio qui scandalise les âmes chrétiennes par des remixes d’Assise. Quelle lourde responsabilité de la part de ces parents, mais aussi de ces prêtres en charges de ces familles !

 

Parce que devant des faits aussi graves, revendiqués et assumés par leurs auteurs, il est impossible de ne pas constater avec tristesse et effarement que l’état de nécessité continue, nécessité de fuir ces faux pasteurs pour sauver notre âme, et nécessité même de les combattre afin de leur arracher par tous les moyens les âmes qu’ils trompent et qu’ils détournent du chemin du ciel.

 

Alors, tous les soirs il nous faut prier pour avoir de saints prêtres, courageux et non lâches, qui auront le courage de préserver leurs fidèles de ces serviteurs du serpent et de combattre sans relâche et sans peur les ennemis du Christ. C’est de ces rangs de serviteurs de Dieu, acquis à la vérité que leur sacerdoce leur obligera de proclamer, que se lèveront les vrais et dignes évêques de demain, les guides intrépides et sûrs du peuple chrétien, qu’ils mèneront sur le chemin du ciel.

 

 Austremoine

Par Christus imperat
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Jeudi 17 juin 4 17 /06 /Juin 21:45

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Après la libération de la messe et la levée de l’excommunication, quelques esprits se disaient de manière ingénue que c’était au tour de la Fraternité Saint-Pie X de relancer la balle, comme si les actes posés dans l’histoire de l’Église n’étaient que des pas de danses ou de courtoises réciproques issues de traités de galanterie. Des expressions toutes faites furent répétées à satiété : « il faut répondre à la main tendue par le Saint Père », « l’histoire ne repasse pas les plats », « agissons tant que Benoît XVI est toujours vivant » furent à n’en point douter les phrases parvenues au top cinquante des dîners mondains de ce qu’il est convenu d’appeler le « tradiland » et, plus largement, le « catholand ». C’était oublier qu’il y a, au-dessus de ce bas monde, un Dieu qui veille avec amour sur ses fils et que ses desseins sont plus surnaturels que nos visions somme toute « hautement » naturelles, lesquelles se comptent en semaines d’impatience et en années de trépignement. 

C’était également ignorer que cette Fraternité n’est rien, qu’elle n’a aucun pouvoir, ni celui de libérer les rites, ni même celui de lever les sanctions, a fortiori celui de revigorer le Magistère. Il était par conséquent illusoire de demander à ce que l’abbé de Tanoüarn dénommait avec justesse « un aiguillon dans l’Église » l’équivalent de ce qu’un pape pouvait accorder non pas à cette société mais à toutes les âmes. La messe de saint Pie V a été donnée non pas à la Fraternité (qui l’avait déjà) mais à tous les fidèles. La fin des censures a offert une bouffée d’oxygène à toute l’Église et non uniquement à une société de quelques centaines de prêtres qui, de toute manière, n’y croyaient guère.

Benoît XVI est bien moins ingénu que ces quelques penseurs manquant d'esprit surnaturel. En un troisième texte, sans doute le plus important, probablement le moins marquant, il a renvoyé dos à dos les caricaturistes et les déserteurs. Il admettait que le problème était doctrinal et que des discussions de fond étaient nécessaires. D’un seul coup de stylo, celui de sa signature, il anéantissait les espoirs d’accords pratiques, relativisant ceux du passé, annihilant ceux qui auraient pu être conclus à l’avenir. Il disait plus ou moins que si quelqu’un tient honnêtement à un discours traditionaliste cohérent, il devait passer l’épreuve de l’examen doctrinal de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. D’une certaine manière, en exigeant que les tenants de la Tradition franchissent les fourches caudines d'une interprétation contrôlée pour être conformes aux normes actuelles, il reconnaissait les limites de l’herméneutique de la continuité.

Car pendant des années, on avait occulté le passé de l’Église, fait de 1962 l’an I d’une nouvelle ère ecclésiale où on ne parlait plus de salut des âmes ou de rémission des péchés mais de pastorale, de mystère ou de solidarité. La continuité n’allait guère de soi et elle restait à prouver. Un Concile qui fut si couramment présenté comme une révolution, un bouleversement ou un renversement n’apparaissait guère comme la confirmation de deux mille ans d’histoire mais bel et bien comme leur contestation. Aussi n’est-il pas étonnant que ceux qui voulaient désormais gommer son caractère novateur et en faire tout au plus un accident de parcours pour le conformer à ce qui avait précédé soient l’objet de la réprobation la plus totale du monde et de ses vecteurs.

Les fameuses discussions doctrinales dont on parle tant et dont on se sait rien doivent donc constituer un rendez-vous autrement plus important que le règlement du sort d’une poignée de traditionalistes. Elles marquent le premier essai solennel de raccord doctrinal entre le Concile et le Magistère précédent. C’est par exemple Nostra Aetate à la lumière de Mortalium Animos. Jusque là, on avait accordé les examens à « la lumière de la Tradition » au seul Mgr Lefebvre comme s’il était naturel que d’autres évêques de l’Église puissent lire le Concile avec d'autres torches, aussi hétéroclites que peuvent l'être la Déclaration des droits de l’homme ou l’oracle médiatique. C’est pourtant les luminions auxquels on recourt habituellement dans bien des officines diocésaines pour observer le passé comme le futur.

Mais le plus époustouflant dans cet épisode ratzinguérien est que la moitié des voix d’un résultat qui engagera l’Église demain se trouve aujourd’hui entre les mains des disciples de feu Mgr Marcel Lefebvre. Chez ceux qui ne participent pas aux colloques du palais du Saint-Office, on a facilement discrédité çà et là les capacités théologiques de tel ou tel intervenant, de part et d’autre. Il apparaît pourtant que les intéressés conversent et s’écoutent et que, au bout de dix mois, nul n’a été remplacé. D’emblée, tous se mirent d’accord pour faire du Magistère ante-conciliaire la référence pour examiner les textes de Vatican II et les écrits qui les ont suivis. Si l’exercice est habituel chez les experts nommés par Mgr Fellay, on doit reconnaître que le travail peut s’avérer difficile, du moins plus délicat chez ceux pour qui, depuis leur formation, le Concile est comme l’alpha et l’omega de toute pensée dans l’Église.

Sur ces entrefaites, Mgr Brunero Gherardini a publié un ouvrage sur Vatican II. Pour lui, le débat devait être réouvert. Le seul titre du livre conteste à lui seul le fait de faire du Concile une affaire entendue, dont seule l’application serait sujette à caution. A le suivre, la continuité ne va sans doute pas de soi et il serait alors franc de faire de la clarté dans un texte qui « ne peut prétendre à la qualité d’un concile dogmatique ». Dans le détail du livre, on trouvera toujours des éléments qui ne feront pas l’unanimité. Sur un champ de bataille, qui pourra brandir un étendard dénué de tache ? Toujours est-il que la thèse de Mgr Lefebvre qui consistait à faire de Vatican II un concile pastoral excluant par là même toute intention de définition, qui était encore moquée il y a quelques années, même par ceux qui se disaient proches de sa mouvance, se trouve aujourd’hui invoquée par le doyen en théologie de la plus prestigieuse des universités romaines.

Oublier le Concile ? le disqualifier ? le désamorcer ? ou tout simplement le remettre à sa place, toutes ces options qui réuniront le plus frileux des traditionalistes jusqu’au plus modéré des ratzinguériens trouvent leur clef dans cette thèse de la « pastoralité » abordée par Mgr Lefebvre. « L’enseignement [de Vatican II] ne peut être dit infaillible et irréformable que là où se trouve un enseignement défini précédemment » dit Mgr Gherardini. Même Romano Libero, de Golias, commente : « Autrement dit, sur les points controversés comme celui du droit à la liberté religieuse, l’autorité la plus forte du Magistère de l’Eglise n’est pas engagée. Les positions avancées peuvent donc être discutées et contestées dans le cadre même de la plus stricte fidélité au Magistère. »

Ainsi donc, cet acte III ne dépend pas de la Fraternité Saint-Pie X, mais essentiellement du pape. Il ne s’agit pas de faire du révisionnisme. Vatican II a bel et bien existé. Il s’agit de remettre un concile à la place que lui avaient désignée ses initiateurs : ni un super-dogme, ni un concile dogmatique, mais un texte pastoral des évêques des années 1960. Les pères, dans leur volonté de tout révolutionner, et à leur suite clercs et médias, ont trop habitué les mentalités à la rupture qui affleure partout dans le texte. Le rapport du texte conciliaire avec le Magistère antécédent relève du principe des vases communiquants. Celui qui se réclame de l'un est comme conduit à occulter l'autre. Or, il faudra bien un jour que l'Eglise se réapproprie pleinement sa Tradition. Là encore, l’étape sera d’un retentissement spectaculaire, mais elle ne dépend que du courage d’un souverain pontife, non du bon vouloir d’une poignée de traditionalistes. Il lui faut même un courage hors du commun, car, dans ces conditions, la persécution médiatique ne risque pas de s’amoindrir. Si donc le bon vouloir de ces quelques rangs n’est pas tant requis, leurs prières et leurs sacrifices sont exigés de manière incontournable.

Côme Prévigny

 

Par Christus imperat
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Dimanche 14 mars 7 14 /03 /Mars 14:21
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Lettre de soutien de fidèles catholiques

Très Saint Père,


Il y a un an, alors que vous travailliez à l’unité des Catholiques en levant les sanctions des évêques de la Fraternité Saint-Pie X, vous étiez la cible de tous ceux qui voulaient freiner le rayonnement de l’Église dans le monde. Non contents d’être parvenus à discréditer son image à travers votre personne, les mêmes médias qui font pourtant quotidiennement la promotion de l’immoralité, lancent aujourd’hui de nouvelles campagnes pour vous compromettre par l’amalgame et la calomnie, n’hésitant pas à souiller votre passé et la réputation de votre famille.

 

Refusant de s’attaquer aux sources des méfaits qu’ils dénoncent que sont l’impureté, l’impudicité et la liberté de diffusion cybernétique qu’ils défendent parallèlement, ils s’en prennent paradoxalement aux exceptions trouvées parmi les prêtres, eux qui constituent le corps le plus préservé car le plus proche du Christ, eux qui démontrent, par leur engagement, que nous sommes tous appelés à la chasteté à travers nos différents états de vie.

 

Bien convaincus qu’ils n’agissent que dans l’unique but de s’en prendre au message de l’Évangile, à la Tradition de l’Église et pour exercer une pression étrangère afin de mettre à mal le célibat sacerdotal, nous venons vous assurer de nos prières pour votre ministère. Qu’elles vous aident à assumer la mission que Dieu vous a confiée, à « insister à temps et à contretemps » sur ce que ce monde ne veut plus entendre. Que Marie, notre Mère du Ciel, protège votre pontificat !


Pour signer la lettre, cliquer sur cette page.

Par Christus imperat
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Vendredi 12 février 5 12 /02 /Fév 10:56
Il n’y a pas fort longtemps, dans un pays bien peu lointain, évoluaient deux fraternités sacerdotales. Un beau jour, qui n’était pas si loin de l’accoutumée, ses habituels détracteurs – qui aiment bien châtient bien, paraît-il… – présentèrent la FSSPX comme la plus épouvantable de toutes les sociétés : Elle serait sectaire, sclérosée et la situation s’aggraverait ! Ses écoles ne feraient plus recette. Ses fidèles auraient même compris que c’en était fini. Et un concert de larmes, devenu aussi habituel que convenu fit harmonieusement vibrer le FC. Bref, on a peine à comprendre pourquoi ces mêmes détracteurs se précipitent sur la moindre dépêche la concernant. On a encore plus de mal à imaginer ce qui les motive à prendre du temps à éplucher les "feuilles de choux" de ses quelques 500 prêtres. Ils aimeraient que la FSSP aient les avantages de la FSSPX sans en avoir les défauts. Ils aimeraient – c’est un peu compréhensible mais peu réaliste – que le "différend" de 1988 soit résorbé, malgré les faits. Aujourd’hui, ceux qui hier appelaient à instaurer une paix dans les chaumières ont subrepticement fait volte-face et ont pris la décision de publier ce texte. Question d’honneur, il fallait qu’il soit publié pour qu’après le prieur de Versailles, celui de Lyon boive la "tasse, hein !"... Il faut dire que dans ces cités où certains fidèles se sont jadis fait dépouiller de leur sanctuaire, l’ambiance est plutôt électrique et la lutte fratricide une vieille coutume… A mon tout petit avis, des parents qui étaient circonspects face à l’avis (d’une ligne) de leur prieur, ont été grandement convaincus par les monceaux de lignes publiées ici et ne risqueront pas de confier leurs enfants à ceux qui ont si aimablement qualifié leur prêtre de tous les noms. Ce que l’abbé Vassal n’aurait pas forcément réussi, deux liseurs l’auront sans doute fait. Il ne pourra que les remercier. Mais, les défenseurs habituels de l’autre fraternité s’interrogèrent tout de même. Eux n’ayant jamais eu l’idée d’aller éplucher, et même de porter leur attention sur un écrit de l’autre, partirent occasionnellement en exploration. En quelques heures, les pièces s’accumulèrent car les prêtres de la FSSP n’étaient finalement, au-delà de ce qui les sépare, que des hommes comme leurs autres confrères, des hommes qui défendent leurs positions avec leurs qualités et leurs défauts, donc non sans maladresse. Devant l’amas de pièces, de prêtres traitant de manière narquoise les évêques de la FSSPX, de manière assez déplaisante ses prêtres, des religieuses convoquant des enfants de dix ans pour ne pas s’être agenouillée pour baiser l’anneau d’un évêque qu’elles-mêmes n’hésitaient pas à vilipender, une lettre d’un prêtre ED, pourtant fort cordial avec Écône, écrivant à un fidèle que cette œuvre était « schismatique », « excommuniée », et j’en passe. Bref, un petit trésor de guerre pour amateur de querelles de chapelles qui feraient pâlir d’envie ceux qui ont publié ces derniers temps des messages aptes à "animer" un forum. On me dira que les excès des uns ne permettent pas ceux des autres (encore que je trouve que l’abbé Vassal n’a pas du tout atteint ces sommets-là). D'ailleurs, on évite d’hurler à la mort dès qu’un ED parle de schisme (pour le plus grand bien de nos cordes vocales). Mais nous avons devant nous un choix : ou bien le FC est un lieu de défense de la liturgie et de la doctrine, ou bien c’est un lieu de règlement de comptes entre tradis en mettant tout sur le même plan. C'est ce que j'avais dit hier à XA. Mais, bon, il a préféré publier. C'est son avis
Ennemond
Par Christus imperat
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Lundi 25 janvier 1 25 /01 /Jan 20:44

La Tradi-blogosphère a passé un week-end bien animé. Pensez-donc : Mgr Simon a demandé au Forum Catholique un "droit de réponse"  à la suite d'un post d'Ennemond considéré comme insultant à l'égard de Monseigneur Ulrich, évêque de Lille. Les protagonistes de cette affaire sont ni plus ni moins les deux vice-présidents de la Conférence des évêques de France et l’un des défenseurs de la FSSPX sur le Forum catholique.

Selon l’évêque de Clermont-Ferrand, le propos incriminé est :

«  on espère que Monsieur de Lille aura trouvé une excuse suffisante pour ne pas se présenter devant le Pape ».

Il faut dire que le post avait été modéré et donc il citait ses souvenirs. La réalité était la suivante :

« J'espère que l'état de santé de M. de Lille n'est pas trop déficiente car je ne vois pas bien quelle excuse il pourrait alléguer pour se dispenser de voir le pape en personne ! » suivie de la précision quelques heures plus tard : « Visiblement, Mgr Ulrich est blessé, ce qui explique son absence à Rome. Souhaitons-lui un bon rétablissement ! »

Et le Salon Beige, sans même attendre que les posts originaux aient été publiés, à la seule lecture du droit de réponse de Mgr Simon, d'embrayer en publiant un message qui explique que les évêques et leur charge ont droit au respect, sous-entendant que Ennemond est bien évidemment le modèle de l’intervenant irrespectueux, bafouant les évêques et leur charge. http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/01/un-exemple-%C3%A0-m%C3%A9diter.html#comments

Un modérateur du Forum Catholique, Scribe, votre serviteur, prit contact avec Lahire, le "journaliste" du Salon Beige pour rétablir la vérité. Mais son commentaire ne fut pas publié. Il est loisible de voir que Lahire reconnaissait ne pas avoir eu accès aux messages initiaux, modérés sur le FC, alors même qu'un modérateur lui en avait donné le contenu.

Il fallut une virulente intervention de Xavier Arnaud http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=529714 pour que 36 h plus tard intervienne un addendum expliquant que la mauvaise perception du Forum catholique devait être « incompréhension que nous déplorons. […] Nous regrettons la tournure et l'ampleur qu'a pris cet évènement. »

48 heures après le début de cet épisode, le Salon Beige n'a toujours pas reconnu qu'Ennemond cloué au pilori n'avait pas manqué de respect à Monseigneur Ulrich.

Ce blog de réinformation laisse penser qu’on peut traiter l’information sans aller à la source, en se contentant d’une seule version. Il laisse aussi penser qu’on peut parler des propos d’un personnage sans vraiment savoir de quoi il parle.

Quelle conclusion en tirer ? plusieurs sont possibles :

1 - le Salon Beige ne pensait pas faire mal et n'a guère fait attention : peu plausible.

2 - le Salon Beige n'aime pas reconnaître ses erreurs : c'est bien dommage.

3 - le Salon Beige était bien content d'épingler Ennemond, représentant de la FSSPX et a maintenu sa désinformation dans ce but : je ne sais qu'en penser.

Et vous ?

 
Scribe

Par Christus imperat
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Lundi 2 novembre 1 02 /11 /Nov 09:35
Sur la mer Eglise, nefs et embarcations de survie se croisaient.

L’Amiral regardait vers le large, vers ce vaisseau-mère qui était à la fois si lointain et si proche. Son doux sourire chaleureux irradiait les membres de l’équipage qui pourtant connaissaient sa détermination à ne pas laisser la flotte continuer dans cette mauvaise direction.

Ce matin, pour la première fois, sur un des vaisseaux de la flotte, des émissaires des deux camps s’étaient réunis pour discuter de la route vers le salut. Une réunion semble-t-il cordiale après 20 ans de distance où le vaisseau-amiral de la tradition avait tracé seul son sillage, sur la bonne route, mais toujours au sein de la flotte, tout en émettant sans cesse des signaux vers le vaisseau-mère pour lui signaler qu’il n’était pas dans la bonne direction, pour lui signaler qu'à forces de voguer, d'autres embarcations de la flotte avaient fini par changer d'océan..

La rencontre ne s’était pas mal passée : les émissaires des deux camps avaient posés les jalons de la discussion, la méthode en quelque sorte, pour déterminer quelle route était la bonne, et s’étaient séparés, promettant de se revoir après avoir étudié les éléments avancés par l’autre ambassade. Il n’en demeurait pas moins qu’au-delà de la courtoisie de façade, de profonds différents demeuraient. Mais l’Amiral restait serein.

Certes, depuis quelques jours, de petites embarcations avaient essayé de se faire remarquer, en balançant quelques horions, mais sans y guère réussir, trop occupées elles-mêmes à écoper l’eau embarquant de toute part dans leurs coquilles de noix. Leurs puissants portes-voix clamaient leurs importants succès. Mais plus personne n’y prêtait attention, voyant la barque s’enfoncer doucement.

D’autres embarcations essayaient de persuader l’équipage, voire l’amiral, que sa route ne menait nulle part, et qu’il convenait, pour éviter une mutinerie, d’aligner sa route sur celle du vaisseau-mère. L’Amiral souriait toujours, sûr qu’il était de la direction vers le salut de la flotte toute entière, et conscient, simple amiral qu’il était, de sa lourde responsabilité de ramener la flotte toute entière dans la bonne direction. Pourtant, il continuait confiant, sans porter attention aux risques et en priant toujours plus, le regard rivé vers l’Etoile de la mer qui le guidait et dont le voile bleuté protégeait tous les marins.

Scribe
Par Christus imperat
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Dimanche 1 novembre 7 01 /11 /Nov 16:08

La face cachée des discussions doctrinales est peut-être la plus apparente, la plus perceptible, la moins attendue cependant de ces pourparlers ouverts à Rome le 26 octobre dernier. Il y a un an, alors que le cardinal Castrillón Hoyos, grand partisan des accords pratiques, imposait à la Fraternité Saint-Pie X un « ultimatum » avec échéance à la clef, les relations entre le Saint-Siège et l’œuvre de Mgr Lefebvre traversaient un petit orage. Les esprits s’échauffaient, les journalistes caricaturaient, des autorités diocésaines jusqu’à quelques responsables des communautés Ecclesia Dei, les hommes d’Église vilipendaient : la Fraternité n’avait pas à exiger de parler d’égal à égal. Cette récalcitrante devait se plier, voire se courber, pire… elle devait ramper. Il lui fallait se contenter d’une régularisation qui était à portée de main. Tout dépendait d’elle. Déjà les Cassandre décrétaient des jours de deuil face à des supérieurs que l’on disait aveuglés et déconnectés, devant des prêtres et des fidèles auquel on brandissait toujours le mot magique pour faire peur : « schisme » !

Pourtant, le 21 janvier, une bombe a touché l’Église romaine. En acceptant de lever l’excommunication touchant les quatre évêques de la Fraternité, le pape Benoît XVI subissait de plein fouet une campagne de dénigrement sans précédent menée de main de maître par le journalisme le plus rouge épaulé par quelques prélats non moins empourprés. Ce faisant, il tirait toutes les ficelles du monde catholique qui se trouvait davantage altéré en trois longs mois qu’au cours des vingt précédentes années. Le temps s’est curieusement accéléré à Rome. On attendit deux ans la libération de la messe traditionnelle, une année la levée des excommunications, six mois l’ouverture des discussions doctrinales.

Dès lors, ce qui s’avérait hier impossible aux yeux d’un grand nombre, devint soudain souhaitable et judicieux pour la plupart d’entre eux. Des discussions jugées hier saugrenues et déplacées constituaient aux yeux des médias comme des prélats la clef pour ouvrir la porte du dénouement de la crise. Désormais, celui qui était appelé un an auparavant le « flic helvétique » recevait chez lui les journalistes du catholicisme bien-pensant et était dépeint comme un chef diplomate, mesuré et habité par le sens de l’Église.

Au-dessus de la mêlée, le vicaire du Christ continuait son plan comme un joueur d’échec poursuit résolument et patiemment sa partie. En débutant son pontificat, il indiquait qu’il était impossible de déconnecter le Magistère du reste de la Tradition et il affirma quelques semaines plus tard que le second concile du Vatican, pourtant vieux de plus de quarante ans, n’avait pas encore été compris et que sa réception restait à faire. Jamais pourtant, si l’on met de côté quelques exceptions, le pape n’a encore apporté cette grille de lecture si nécessaire pour comprendre les textes conciliaires.

Ce « jamais » prend cependant fin à l’automne 2009. Le 26 octobre dernier, le pape a ouvert des pourparlers qui ont pour but de donner une interprétation droite et justifiée du Concile. Le communiqué de la salle de presse du Saint-Siège empêche de s’y tromper. Tous les thèmes évoqués par le Père Lombardi, son porte-parole, sont ni plus ni moins les grands sujets de Vatican II. C’est bien à une relecture de ce concile que l’on va procéder. Et à ce grand chantier de la réinterprétation et du raccrochage à la Tradition où les notae previae vont sans doute se multiplier comme des étais ou des arcs-boutants, le pape a décidé – chose inouïe – de confier la moitié des avis à … des prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X !

Mais les discussions doctrinales, si elles semblent confinées dans quelque salle – aussi prestigieuse soit-elle – du Palais du Saint-Office, ont en réalité lieu partout dans l’Église, dans les colonnes des journaux, même sur internet, sur les blogs et les forums. C’est la face cachée – et pourtant la plus visible – des discussions doctrinales qui réorientent toute la catholicité vers ce qu’avance la Fraternité, c’est-à-dire la théologie telle qu’elle a été pensée jusqu’à l’introduction d’une nouvelle ligne dans l’Église.

Les esprits prennent conscience que le Souverain Pontife a fait de la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre, plus qu’une société à régulariser, une instance qui a son mot à dire dans la réinterprétation du Concile. Dès lors, on discute, on parlemente. En regardant le passé, on parvient à dépasser Vatican II. Le prêtre italien Giovanni Scalese faisait part de ses attentes : « Il s'agit plutôt d'un problème de clarté. Une clarté que Mgr Fellay et les lefebvristes ne sont pas les seuls à attendre, mais dont toute l'Église ressent un urgent besoin. » En faisant une certaine introspection, on parvient à considérer le chaos dans lequel est plongé l’Église. En jugeant sa formation, on perçoit les erreurs qui s’y sont accumulés. À cet égard, les récents propos de Mgr Patrick Chauvet, sont assez symptomatiques. Sur les antennes de Radio Notre-Dame il y a trois jours, le vicaire général de l'archidiocèse de Paris n’hésitait pas à critiquer les errements théologiques de son séminaire : « Je ne peux pas mettre une croix sur deux mille ans de Christianisme » dit-en en poursuivant : « La question du vocabulaire ! J’ai été formé comme cela. On nous a seriné : la notion de nature, d’essence, de personne, tout cela bouge, ça n’existe plus. Oui, mais le problème, c’est que les conciles ont parlé du Christ avec la notion de personne et de deux natures. Je veux bien qu’on change, mais si on change les mots, il faut qu’il y ait le même contenu derrière chaque mot. Quand on me dit sur l’Eucharistie, le mot de transsubstantiation, ça n’existe plus, personne ne comprend plus rien sur la substance, alors on dit « transignification ». Moi je ne peux pas accepter ce mot comme théologien car « transignification » ne veut pas dire transsubstantiation. Donc là il va y avoir des dialogues. Alors qu’il y ait une recherche théologique, après tout, c’est normal, mais cette recherche théologique ne doit pas troubler la foi des fidèles. Que, entre eux, ils réfléchissent, mais au moment où on proclame quelque chose, il faut que ce soit pour les fidèles, vraiment, une bande théologique pour avancer vers le salut. » Était-il possible d’entendre ces aveux il y a tout juste un an, il y a tout juste six mois ? Pouvait-on entendre cette critique feutrée de l’esprit conciliaire avant l’été ? Nous sommes arrivés au cœur du problème doctrinal, créant une onde de choc rendue impossible si on s’était contentée de régler des normalisations canoniques pour telle ou telle société religieuse.

Bien entendu, les Cassandre d’hier n’ont pas totalement disparu et ceux qui ne juraient que par les accords pratiques ne veulent pas croire dans le succès de ce projet de restauration. Il leur manque, semble-t-il, cette pincée de surnaturel qui change la face de la terre. « Sine tuo nomine, nihil est in homine, nihil est in innoxium », dit la séquence au Saint Esprit : « Sans ton secours, il n’y a rien dans l’homme, rien qui soit innocent. » En 2000, lorsque l’abbé Paul Aulagnier a rencontré à Campos le cardinal Castrillón Hoyos, ce dernier lui a indiqué que la demande de la libération de la messe était inaccessible. Pourtant, le 7 juillet 2007 a existé. Les champs de l’Église ne sont pas des cuisines électorales. Si l’on y cueille des fruits divins, c’est parce que les âmes ont cru et se sont unies au sacrifice du Christ qui répand des grâces insondables. Le Veni Sancte Spiritus continue ainsi : « Flecte quod est rigidum, fove quod est frigidum, rege quod est devium – Rendez souple ce qui est inflexible, réchauffez ce qui est glacé, redressez ce qui est dévié. » N’est-ce pas ce en quoi croient aujourd’hui le pape Benoît XVI et Mgr Bernard Fellay, deux hommes qui passent plus de temps devant le tabernacle que dans les journaux ?

Ennemond

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Jeudi 29 octobre 4 29 /10 /Oct 17:07
Ah qu’elle bien sollicitée, notre FSSPX, toujours au centre de beaucoup de débats. Il est normal que le « Vaisseau Amiral » (selon l’expression de Monsieur l’Abbé de Tanouärn) soit regardé de tous mais encore faudrait-il éviter que les bateaux qui l’entourent ne gênent la manœuvre, volontairement ou involontairement. Qu’entends-je depuis l’annonce des discussions doctrinales ?

- il y a ceux qui crient qu’elle embarque la Tradition vers sa perdition. Ces désespérés, qui depuis longtemps ont perdu foi en Rome, n’imaginent même pas que la FSSPX, lors des discussions doctrinales et avec l’aide du Saint-Esprit, puisse faire prendre conscience des oppositions entre la Tradition et le Concile Vatican II et nombre d’actes post-conciliaires.

 - il y a ceux, non désespérés tout à fait, qui regardent dubitatifs, incrédules, une évolution qu’ils ont toujours espéré mais à laquelle ils n’osent croire, guettant la moindre déclaration, le moindre signe de ce qui pourrait être un « ralliement ». Et Dieu sait que dans cet état d’esprit, on peut en voir des signes, un peu comme quand on marche dans la nature, la nuit, en ayant à l’esprit d’étranges fantômes : alors, tout devient suspect.

- il y a les revanchards, ceux qui ne supportent pas l’idée du fils prodigue (encore que ce dernier n’a jamais vraiment quitté la maison) et qui se demandent pourquoi, alors même qu’ils sont restés « fidèles » au Pape, quitte à composer avec le Magistère Traditionnel, un tel honneur est fait à ceux qui se sont réfugiés dans le « schisme », eux qui n’ont jamais obtenu le droit à de telles discussions et qui ont avalé tant de couleuvres.

- il y a les impatients qui ne connaissent pas le temps de l’Eglise et ne raisonnent qu’en temps d’homme et qui voudraient, voir se terminer de leur vivant une crise qui les a meurtri dans leur âme, et parfois leur chair, ou qui tout simplement, dans leur plus ardente jeunesse, et sans avoir vécu la crise, veulent qu’il en soit de l’Eglise comme d’internet, que la crise soit résolue en trois clics.

- il y a les silencieux qui, « tradis certifiés » dans l’âme, ne se sont jamais résolus à rentrer dans la « dissidence » mais souffrent de voir cette situation, souffrent en silence de cette apostasie lente qui frappe des parties entières de l’Eglise, et qui, sans parfois oser le dire, sauf de manière officieuse espèrent ardemment que la FSSPX ramènera le Magistère Traditionnel au cœur de l’Eglise et de son enseignement.

- il y a les adversaires résolus, qui voient avec crainte le retour de la FSSPX et de ses méchants arguments en faveur du retour au moyen-âge de l’Eglise, avec ses dogmes horribles mais qui ne savent pas qu’ils se sont déjà exclus de l’Eglise. Ils n’ont qu’une crainte, que les discussions aboutissent dans un sens traditionnel à l’envers de l’évolution sociétale de l’Eglise.

 - il y a les malgré-nous, les mous, les adversaires qui sont contre sans être contre, qui sont pour sans être pour, qui écoutent le Pape sans trop réfléchir mais sans trop obéir non plus. Ils ne savent qu’attendre de ces discussions, espérant qu’elles ne perturberont pas leurs certitudes.

- il y a enfin l’immense majorité des catholiques, celle qui ne comprend rien à ce qui passe. Cette génération papolâtre qui porte des Tee-shirts Jean-Paul II, « Souris Jésus t’aime », qui suit aveuglement, non par raison mais surtout par sentiment, tout ce que le Saint-Père dit. Ils ne comprennent rien à cette crise, encore moins à l’enjeu des discussions doctrinales. D’ailleurs, ils ne savent pas grand-chose de la doctrine qui ne leur a pas été enseignée. Pour eux, ce serait bien que des frères dans le Christ égarés rejoignent le bercail de l’Eglise.

Au milieu de tout cela , il y a la FSSPX qui aperçoit toute cette agitation alentour. Son équipage est trop attentif à la bonne marche du navire pour s’en occuper. Ils s’en remettent au capitaine et à ses lieutenants (même celui qui est consigné dans ses quartiers dont on connaît la fidélité au capitaine). Il a du mal à comprendre ce bruissement, ces vociférations, ces imprécations de tous ceux qui veulent, dans un sens ou dans l’autre , encerclant la FSSPX, l’inciter à telle ou telle action.

Comme un vaisseau amiral de la Tradition, la FSSPX saura résister aux bateaux qui cherchent à entraver la marche de l’Eglise, éviter les bateaux qui involontairement, dans leur hâte, gênent son avancée, et continuera inlassablement à essayer de guider le Vaisseau Mère, vers la Tradition. Demain, il y a réunion de certains amiraux pour discuter de la stratégie. Prions pour qu’ils trouvent la bonne solution.

Scribe
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Vendredi 16 octobre 5 16 /10 /Oct 21:37

Monseigneur Jacques Masson, responsable à l’agence Fides n’a pas craint de rappeler qu’il était le premier directeur du séminaire d’Ecône. Ces derniers jours, il a proposé en plusieurs épisodes ses souvenirs des débuts de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X qu’il a quittée dès 1974. Ses lignes sont d’un grand intérêt. Elles témoignent de l’état de délabrement de l’Église à cette époque et manifestent les doutes d’un jeune prêtre dans la tourmente de l’après-Concile. C’est le premier objectif de l’auteur et il est juste de l’en remercier.

 

La lecture de ces récits est surprenante à deux titres : d’abord parce que son auteur dresse un tableau assez noir de l’état du clergé demeuré dans les structures diocésaines. Selon lui, la perte de la foi était généralisée dans ses rangs lorsqu’il l’a quitté. Nous voulons bien le croire. L’autre élément qui nous a surpris, c’est sa très grande fermeté à l’égard de Mgr Lefebvre et de son œuvre. Celle-ci aurait débouché sur un « schisme », une affirmation que ne partage pas, par exemple, le pape Benoît XVI, qui y voit simplement un risque de schisme. Si nous voulons bien croire que c’était une crainte que l’auteur pouvait nourrir en 1972, nous voyons mal cependant comment il pourrait affirmer qu’il existe un esprit schismatique dans un groupe qui a réussi à conserver la Foi parmi des centaines de milliers de familles qui l’ont transmise, à leur tour, aux générations suivantes, sans cependant jamais vouloir se séparer du Siège de Pierre. Mais, il est certain que la levée sans condition de l’excommunication de 1988 ne peut que surprendre ceux qui ont préféré se régulariser plutôt que de continuer à suivre la Fraternité et qui préfèrent voir dans l’acte papal un acte d’une clémence telle qu’elle semble presque dédaigneuse.

 

Au-delà de la fidélité que l’on peut vouer à un homme, que des âmes aient pu s’inquiéter de voir dériver la Fraternité vers un véritable schisme est compréhensible. Le différend avec le Saint-Siège aurait pu écœurer à tout jamais bien des clercs et des fidèles. Et là aussi, on se serait aperçu que les responsables de cet éloignement n’auraient pas été les premiers soupçonnés. Mais il n’y a jamais eu de telle réalité. Mgr Lefebvre et ses successeurs ont toujours rappelé leur attachement au Siège de Pierre, appelé à prier pour le pape, manifesté leur amour pour la Ville Éternelle.

 

Dans toute l’affaire d’Ecône qui s’inscrit dans le cadre de la crise de l’Église, le danger est grand de s’appesantir sur des considérations strictement canoniques. C’est comme reprocher à une ambulance d’avoir enfreint le code de la route. Une victime ne se préoccupe guère de savoir si c’est un hors-la-loi ou un officier en règle qui vient la secourir. Des âmes qui ont lâché l’Église, parce qu’elles sont tombées entre les mains d’un Jacques Gaillot ou d’un Robert Zollitsch, il y en a des milliers, je n’ose dire plus. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Mgr Masson lui-même : les prêtres n’avaient plus la Foi ! Fallait-il donc que nous restions entre les mains de tous ceux que le prélat romain décrit aujourd’hui : « De nombreux séminaristes, qui ont été ordonnés prêtres, et sont devenus curés (s'ils ont persévéré dans leur sacerdoce), j'ose le dire sans les juger, mais en toute objectivité, n'étaient déjà plus catholiques. »

 

Alors, oui ! Il fallait s’affranchir de structures qui tôt ou tard nous auraient conduits vers les wagons de la perte de la Foi. Mgr Masson a été l’un des premiers à prendre le chemin de l’exil, en l’occurrence celui de Rome. Il l’explique : « J’avais quitté la France pour rester catholique ». Les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X se sont, quant à eux, maintenus sur le terrain et se sont vus progressivement dépouiller de leur celebret, parfois de leurs églises, de leur régularité canonique. Comme Notre Seigneur, on leur a arraché leurs vêtements pour en faire des parias. Mais pour quelle raison s’obstinaient-ils à demeurer en France ? Pour les âmes, oui, pour nos âmes !

 

Car toutes ces familles dont la maison et le travail étaient en France, que pouvaient-elles faire si ce n’est encourager cet archevêque pour qu’il vienne les secourir ? Ce n’était pas là un durcissement mais un appel toujours plus pressant à venir secourir les hommes tandis que la Chrétienté déclinait toujours plus rapidement. Ces âmes abandonnées de tous pouvaient-elles quitter leurs foyers et perdre leur emploi pour se rendre à Rome ? Pouvaient-elles vraiment suivre Mgr Masson dans son exil ?

 

Certes, on aurait pu faire de Marcel Lefebvre un homme de cour, un prince de l’Église multipliant les titres et les décorations. En lui faisant coiffer un chapeau cardinalice dans un dicastère inoffensif plutôt que de lui concéder un des plus petits évêchés français, on aurait ainsi désamorcé la bombe « Lefebvre ». Les vexations corréziennes ont eu du bon. Elles furent finalement providentielles. Elles ont fait garder la tête froide à cet archevêque qui avait jadis marché tant de fois dans la boue gabonaise animée de la même simplicité avec laquelle il faisait la vaisselle de ses séminaristes d’Ecône. Du premier jour jusqu’au dernier, un seul souci l’a animé : le salut des âmes. Le jour des sacres, il l’explique. Le cas de nécessité qu’il invoque n’est pas un subterfuge pour sauver une œuvre personnelle. Il est une obligation pour sauver les âmes : « Nous sommes dans le cas de nécessité, cas de nécessité de venir au secours de vos âmes, de venir à votre secours. » (sermon des sacres, 30 juin 1988). Avec le courage, la persévérance et la stature dont il était doté, il lui aurait été reproché lors de son jugement dernier de s’être offert une retraite anticipée. Il aurait été peccamineux pour lui de ne pas porter assistance à des âmes en danger.

 

Il nous est interdit de juger. Toutes ces aptitudes n’étaient pas données à tous. Et nombre de prêtres ont trouvé refuge partout où ils le pouvaient, regardant au loin ce que faisait le prélat d’Ecône. De manière générale, ils n’osent pas aujourd’hui le juger a posteriori car ils se trouveraient eux-mêmes confrontés  à l’objection de la nécessité de sauver les âmes en France, une priorité qui passait, aux yeux de Mgr Lefebvre, bien avant le confort de se trouver en régularité canonique.

 

Comment, après avoir démontré que les évêques de France avaient tout manigancé, en vouloir à Mgr Lefebvre ? Comment, de surcroît, quand on a démontré qu’il fallait quitter la France pour rester catholique, lui en vouloir d’avoir sauvé sur le terrain le plus grand nombre de vies et d’avoir maintenu vivant une bonne partie du tissu catholique ? Comment, après avoir rappelé le désarroi et le regret du pape lui-même face à une des plus grandes manipulations au sein de la Curie, parler d’un « schisme » pour stigmatiser celui qui l’a toujours refusé et qui fut la victime de ce triste coup monté ?


À Rome, ces accusations ne prévalent même plus. C'est justement parce qu'il ne croit pas au schisme que Benoît XVI fait tant de gestes pour la Fraternité, que l'affaire Lefebvre, qui vit des évolutions inimaginables depuis vingt ans, est loin d'être terminée, et que la sagesse exige plus que jamais que les personnes de bonne volonté qui ne comprennent pas les sacres s'abstiennent de condamner Mgr Lefebvre.

 

Côme Prévigny
agrégé de l'Université

 

Ecône, le 2 avril 1971
Mgr Marcel Lefebvre entourés par les abbés Bernard Waltz, Peter Morgan, Paul Aulagnier, Pierre Epiney, Jacques Masson et Jean-Yves Cottard

Par Christus imperat
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Mercredi 29 juillet 3 29 /07 /Juil 16:44

 

Il était une fois une maison dans laquelle les pères de famille, de génération en génération, entretenaient des règles de vie précises permettant à la Maison de se maintenir et de grandir encore et encore. Tous ses fils aimants y vivaient harmonieusement. Parfois, l'un divaguait et se trouvait exclu mais il était réintégré dès qu'il faisait amende honorable. Bien sûr, personne d'étranger ne rentrait dans la maison sans en accepter les règles.

Un jour, le père de famille, inquiet de voir que peu de gens frappaient à la porte pour rejoindre sa famille, décida qu'il y avait trop de règles et qu'il fallait les assouplir ou les supprimer. Dès lors, il y eut de grandes fêtes, tout le monde n'en faisait qu'à sa tête et le père ne contrôlait plus grand chose. Un fils cependant, mécontent de la tournure des évènements, se retira dans sa chambre et y maintint les règles anciennes de la famille. Le père, outré de ce comportement, alla à la porte de sa chambre et la ferma à clef.

Dehors, ce n'était que fêtes et relachements. Pour autant, il n'y avait pas grand monde qui frappait à la porte pour entrer dans la maison. Tout au contraire, beaucoup en sortaient.

Des années plus tard, un nouveau père de famille, accablé du constat de ce que le relâchement des règles avait fait à sa maisonnée, alla à la porte du fils fidèle aux anciennes règles (fils qui lui écrivait régulièrement) et ouvrit la serrure. La porte était donc susceptible d'être ouverte. Le fils lui répondit qu'il voulait d'abord discuter du retour des anciennes règles, de la fin des fêtes et des relâchements mais qu'il aimait son père et était prêt à l'aider à remettre de l'ordre dans la maison. Pourquoi, parce que ce fils craignait lui-même d'être entraîné dans ces fêtes et relâchements. Il était méfiant envers lui-même, à juste titre connaissant la faiblesse humaine.

Scribe

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