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Lundi 1 décembre 1 01 /12 /Déc 23:42

Depuis quarante années que dure cette terrible crise de l'Eglise, un certain nombre de personnes a trouvé refuge dans une position qui s'appelle le sédévacantisme. Par refus du modernisme qui veut faire cohabiter deux vérités contradictoires, ils sont passés à une position qui les amène à l'exact opposé de ce à quoi ils disent adhérer : l'Eglise Catholique Romaine.


Si le modernisme et ses composantes ne sont pas aisés à analyser, étant « l'égout collecteur des hérésies », le sédévacantisme représente une véritable jungle de personnes, de méthodes et de positions, unie seulement par une contradiction naturelle dans les faits de leur position avec l'Eglise catholique : les lignes qui suivent le montrent aisément.


Le socle de base du sédévacantisme consiste à dire que Jean XXIII ainsi que Paul VI ayant proféré des hérésies sont excommuniés (d'autres disent encore que ce n'est pas Jean XXIII qui a été élu et qu'il n'est donc pas pape). Etant excommuniés ils ne sont plus papes, donc les cardinaux ne sont plus cardinaux, donc les papes suivant ne sont pas papes. Mais ils considèrent également le rite de Paul VI comme intrinsèquement invalides, ce qui fait donc que les évêques ne sont plus évêques, et les prêtres ne sont plus prêtres. Bref plus personne n'est plus grand-chose !


Parmi les tenants de ces théories, nous pouvons tenter d'esquisser trois profils :


-         Le sédévacantiste de base : il y adhère de bonne foi, mène une vie conforme avec les préceptes de l'Eglise, du moins le croit-il. Car la réalité est tout autre.

Les lieux de messe sédévacantistes étant plus que rares, et refusant d'assister à toute messe même de St Pie V dite « una cum » (en communion) avec le pape, et donc aux messes dites par un prêtre de la FSSPX, ils se coupent de toute pratique religieuse et de tout sacrement. De catholiques qu'ils veulent être, les sédévacantistes sont menés, pour la plupart, à l'abandon de la pratique religieuse.

Même les personnes qui « bénéficient » encore à ce jour de prêtres sédévacantistes seront amenées tôt ou tard dans cette situation de non pratique car n'ayant ni structure ni hiérarchie, ces prêtres indépendants ne seront pas remplacés.


-         Les opportunistes : ce sont toutes ces personnes qui se servent des arguments que peut leur fournir la crise de l'Eglise pour rejeter toute hiérarchie et « se mettre à leur compte ». Il y a plusieurs spécimens dans le genre qui profitent à des degrés divers.

On a le cas d'un prêtre à Nantes dont nous tairons le nom qui mène sa petite chapelle sans trop faire de bruit, bien que se trouvent parmi ses paroissiens certains ses fidèles comme un certain Monsieur Rémy qui sont des champions du dénigrement de la Fraternité Sacerdotale St Pie X, qui se font les chantres de la morale alors que la clarté de leur situation matrimoniale laisse à désirer.

Il y a aussi des gens plus dangereux : c'est ainsi que l'on a eu le cas malheureusement scandaleux de l'abbé de Nantes, qui est passé du sédévacantisme à un progressisme pour le moins original, puis qui a tout simplement glissé vers la secte, problème judiciaire à l'appui.

Et puis il y a ceux qui s'inventent des sacrements ou des dignités : c'est ainsi que certains prêtres sédévacantistes sont allés se faire sacrer par un évêque fou ou par d'autres, dont la validité de l'épiscopat est plus que douteuse, certaines de ces personnes ayant même été « sacrées » plusieurs fois. Tout ceci afin que ces prêtres élaborent autour de leur « épiscopat » de « petites églises » n'ayant pour seul maître qu'eux-mêmes. Sans parler de ceux qui se sont autoproclamés pape.


-         Les fous : les compteurs des éternels complots. Ils travaillent souvent avec les précédents. Vous ne connaissez pas le réseau allemand, ayant à sa tête l'abbé Ratzinger et son complice l'abbé Schimdberger, infiltré ayant pour but de rallier la FSSPX ! Et l'abbé Célier, franc maçon renommé ayant la main mise sur l'abbé de Cacqueray et les organes de communication de la FSSPX ! Et ne connaissez-vous pas le terrible Mgr Williamson, qui dirige un réseau de prêtres aux mœurs plus que douteuse ! Leur dernière trouvaille est de laisser entendre que Mgr Lefebvre aurait été assassiné !

Voici le genre d'absurdités qui circulent sur Internet du fait de ces sédévacantistes. Nous en rions ici, mais les graves diffamations répandues par ces imbéciles ne sont pas drôles.

Mais les délires de ces déséquilibrés ne s'arrêtent pas là. Ils s'inventent des « comités internationaux » (composés en réalité d'une personne), des « philosophes éclairés », des études « étonnantes et lumineuses », des « scoops » de fidèles qu'ils inventent eux-mêmes, etc. A ceci s'ajoutent les « survivantistes » qui imaginent toujours que Paul VI kidnappé est toujours en vie, et qui par conséquent, professent leur foi en un pape de 110 ans.

Nous avons donc à faire soit à des gens psychologiquement instables sombrant dans une grave paranoïa, soit à des pervers, soit à des manipulateurs, ou bien les trois à la fois.



            Rien dans cette mouvance sédévacantiste n'est catholique Seuls de braves gens abusés par des manipulateurs et des opportunistes conservent au fond de leur cœur la « paix aux hommes de bonne volonté ». Pour ceux-là la crise de l'Eglise est sans doute la bonne raison de leur écart. Pour le reste rien n'est catholique, tout va contre la nature de l'Eglise catholique : refus du pape, ce qui amène nombre d'antipapes, aucune hiérarchie ne les organise, chapelles « autocéphales », arrêt de la pratique religieuse, éloignement des sacrements, manipulations grossières, diffamations immondes.

            Le sédévacantisme éloigne de l'Eglise autant qu'il rapproche de la secte. De catholique, les sédévacantistes n'en n'ont ni la doctrine (les porte de l'enfer ne prévaudront pas contre l'Eglise), ni l'attitude (schismatique par refus du pape), ni la volonté (sans hiérarchie ni ordonnancement).

 

 

Austremoine

Par Austremoine
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Lundi 1 décembre 1 01 /12 /Déc 12:52

Article de Présent du 29 novembre 2008

 

Que Soy era Immaculada Councepciou
(1858, parole de la Vierge à Bernadette en patois bigourdan)

Du samedi au lundi 27 octobre dernier s’est déroulé, à Lourdes, le pèlerinage de la Fraternité Saint-Pie X, à l’occasion de la fête du Christ-Roi instituée par le pape Pie XI, le 11 décembre 1925. Placé sous le sceau du 150e anniversaire des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous, ce pèlerinage a revêtu une ampleur particulière.

Il était conduit par les quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre (assisté par Mgr de Castro Mayer, évêque émérite de Campos au Brésil), le 30 juin 1988, à Ecône. C’était donc, en même temps pour eux, le vingtième anniversaire de leur consécration épiscopale « illicite »… Ce fut pour tous un réconfort évident de les voir unis côte à côte, dans le même combat pour la rechristianisation, alors que les prophètes de malheur avaient espéré leur désunion.

L’ordinaire du lieu, Mgr Périer, évêque de Tarbes, avait concédé la faculté de célébrer selon le rite tridentin, en vertu du Motu proprio de Benoît XVI, du 7 juillet 2007, à la condition d’empêcher les quatre évêques d’officier dans la basilique Saint-Pie-X, d’une capacité de 20 000 places, largement occupées pour la circonstance. Cela au contraire d’un évêque anglican qui avait reçu licence de pontifier dans la basilique quelques semaines auparavant… Humblement, ceux-ci se conformèrent à ce diktat. Mais ce fut peine perdue car, fidèle à l’exhortation de l’apôtre Paul à Thimothée : « Proclame la Parole… insiste à temps et contretemps… exhorte en toute patience et avec le souci d’enseigner, car il y aura un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ! » Mgr Fellay, au cours de la grand-messe du dimanche 26 octobre célébrée par l’abbé Pfuger, premier assistant de la Fraternité, délivra une homélie saisissante pendant plus d’une heure. Celle-ci fut scandée tout au long par la triple objurgation de la Vierge à Bernadette : « Pénitence, Pénitence, Pénitence ! »

On put noter ici que le supérieur de la Fraternité réussit le tour de force, en fractionnant son propos, de la traduire successivement en cinq langues : français, allemand, anglais, italien et espagnol. Cela fut accompli dans le style le plus pur, sans le moindre accent et… sans papier ! Mais aussi, face à la crise de l’Eglise, l’essentiel de son message fut de prêcher la croisade du Rosaire, celui-là même que la Vierge avait  fait réciter à Bernadette.

Par ailleurs, ce furent trois journées de retraite intense pour les quelque 18 000 fidèles assidus à tous les offices et rassemblements. Elles débutaient par la grand-messe et continuaient par toutes sortes d’exercices de piété, entrecoupés par des retours continuels à la grotte  des Apparitions. Egalement, la cité mariale prenait un aspect paradoxalement insolite d’être parcourue par des centaines d’ecclésiastiques en soutane, de religieux et de religieuses, bénédictins, dominicains, capucins, oblats et oblates de tous ordres, frères, etc., en costume de toujours. Plus particulièrement, tous les pèlerins accomplirent les quatre étapes du Chemin du Jubilé, auquel le pape Benoît XVI avait tenu à attacher la faveur toute spéciale de l’Indulgence plénière. Il fallait donc aller des fonts baptismaux de l’église paroissiale où fut baptisée Bernadette, à l’oratoire de l’hôpital où elle fit sa première communion, en passant par le « cachot » où misérait la famille Soubirous ainsi que la porte Saint-Michel et les arcades précédant la grotte.

La seule fausse note fut à propos de la traditionnelle procession aux flambeaux du samedi soir. Des dispositions ambiguës avaient été déployées pour fractionner et égarer dans l’obscurité l’immense cortège de la Tradition vivante. Cela fut effectué d’ailleurs au grand dam d’autres pèlerinages, en tête celui des gardians camarguais, tout le monde se trouvant entraîné dans une giration sans but à la lisière du parvis des basiliques. Une corde avait été également tendue barrant l’accès de la grotte pour empêcher le périple habituel de la procession le long du Gave. Cependant, les cantiques traditionnels à la Vierge, en tête l’Ave Maria de Lourdes faisait éclater le côté dérisoire d’animations fictives en boucle par une sonorisation poussée à fond.

Le dimanche après-midi, une colossale procession du Saint-Sacrement envahit le bas de la ville après avoir suivi une partie du Gave depuis le parvis des basiliques. Ici encore, la sonorisation officielle tenta d’étouffer les cantiques des pèlerins de la Tradition. Le lundi matin enfin, après la grand-messe célébrée par l’abbé de Cacqueray, supérieur du district de France, ce fut la conclusion du pèlerinage à la grotte.

Ceux qui avaient pu dégager quelques instants de liberté en dehors d’un emploi du temps surchargé, auront pu découvrir, accolé à la basilique d’en haut, son « trésor ». C’est une visite parfaitement révélatrice. On trouve ici la mise au rancart, sous vitrines blindées, de la sacristie antéconciliaire désaffectée depuis Vatican II. Ce trésor conserve, entre autres objets précieux et ornements liturgiques, les cadeaux de tous les papes et chefs d’Etat à la basilique de Lourdes, depuis Pie XI.

 

 

Armoricus

Par Christus imperat
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Mardi 25 novembre 2 25 /11 /Nov 13:33

Dix-huit mille catholiques se sont massés à la fin du mois d’octobre à Lourdes. Evêques, prêtres, religieux, religieuses, aïeux et petits-neveux, parents et enfants, fidèles d’antan et poupons tout juste naissants : Après les grands pèlerinages romains, suite aux jubilés de la porte de Versailles et du Bourget, ce grand week-end de la Fraternité Saint-Pie X pouvait difficilement passer inaperçu dans l’histoire de la Tradition catholique.

Sur la toile, des dizaines de blogs, sites ou fora ne s’y sont pas trompés et ont relayé à l’unisson les photographies de cette immense foule en prière venue s’agenouiller aux pieds de leur mère bénie. Transis dans leurs peurs concurrentielles ou peut-être accaparés par des soutiens hostiles, les anciens médias ont manqué le train, non seulement celui qui aurait pu mener leurs reporters jusqu’à Lourdes, mais également celui de la modernité journalistique.

La cinquantaine de dossiers de présentation qui leur avait été envoyée n’a engendré quasiment aucun compte-rendu dans les lignes de la presse écrite. Même la chaîne régionale de France 3 a su mieux faire …

 

« Ah ! il est vrai – expliquait l’abbé Lorans – que si Mgr Fellay avait été un gardian, mais ce n’est qu’un gardien de la foi. Comment peut-il faire la « une » des journaux ? Ah ! si l’abbé de Cacqueray s’était présenté à cheval devant la Vierge couronnée, mais il n’est à cheval que sur les principes catholiques. Il ne pouvait intéresser ces journalistes qui ne s’appuient, eux, sur les principes qu’avec l’espoir de les faire céder. »

Et le porte-voix de la Fraternité de conclure à propos de tous ces fidèles  : « Dix-huit mille pèlerins qui s’inscriront bientôt aux abonnés absents de ces mêmes journaux. » Pourquoi en effet continueraient-ils de se montrer si « présents » pour des quotidiens qui le paraissent désormais si peu ?

 

Sans doute un certain réalisme conduirait-il à ne pas espérer grand-chose de revues et magazines qui ont fait de leur soutien à un système a-catholique leur cheval de bataille. Rares en effet doivent être les pèlerins de Lourdes abonnés à Libération ou au Canard enchaîné. Mais peut-on se résigner sans auparavant s’étonner du silence d’une presse qui se disait autrefois « amie », qui ouvrait largement ses colonnes à Monseigneur Lefebvre et qui relayait fidèlement les grands rassemblements de son œuvre ? Son soutien est-il toujours « présent » ou s’inscrit-il inexorablement dans le passé ? Tout en bénéficiant jusque là d’une place privilégiée dans les stands de réunions comme les journées de la Tradition, son action de relais de l’information des milieux catholiques et traditionnels est une source d’information qui tend à se tarir peu à peu : les conférences de Villepreux, le pèlerinage jubilaire de Lourdes, la demande du retrait d’excommunication, le bouquet de rosaires pour cette intention, la bénédiction en France d’une nouvelle église, les communiqués des principaux supérieurs de la Fraternité – en particulier la toute récente condamnation par le seul ecclésiastique du pays de l’élection de Simone Veil à l’Institut -  de tout cela, il n’est absolument rien ressorti.

 

Les journaux qui se sont assignés comme rôle de couvrir l’actualité politique et religieuse et d’apparaître « différent de la presse quotidienne » n’ont certes pas vocation à devenir les organes de presse de la Fraternité Saint-Pie X. Mais alors que notre mouvement va croissant et que leur silence à notre égard finit par ressembler étrangement à celui de cette même presse muette et bâillonnée, nous sommes en droit de nous interroger : l’amitié de Présent appartient-elle au passé ?

 

Côme Prévigny

Par Christus imperat
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Mercredi 29 octobre 3 29 /10 /Oct 10:29


La Fraternité Saint-Pie X a organisé ce week-end à Lourdes son pèlerinage international, un rassemblement spirituel qui a revêtu un caractère particulier cette année puisqu'il commémorait à la fois le cent-cinquantième anniversaire des apparitions de Notre Dame à sainte Bernadette et le vingtième anniversaire des consécrations épiscopales de Monseigneur Lefebvre en 1988.

Entre 19.000 et 20.000 personnes ont assisté à la messe solonnelle du dimanche du Christ-Roi, célébrée par l'abbé Niklaus Pfluger, premier assistant du supérieur général de la Fraternité, en présence des quatre évêques, de tous les supérieurs de districts et des maisons autonomes. A cette occasion, Monseigneur Fellay a officiellement lancé une croisade de rosaires afin d'obtenir de Marie sa méditation dans le retrait du décret d'excommunication qui touche le prélat d'Ecône, Monseigneur de Castro Mayer et les quatre consacrés.

Au terme de ce pèlerinage, l'abbé Régis de Cacqueray, supérieur du district de France, après avoir manifesté les bienfaits spirituels de ce pèlerinage et remercié les autorités du sanctuaire de leur accueil, a rappelé que l'oppobre touchait toujours notre famille spirituelle. Faisant face aux évêques, il les a assurés de notre soutien, leur indiquant que nous partagions les condamnations dont ils avaient fait l'objet, entraînant un très vaste mouvement d'applaudissements.

Ce week-end à Lourdes fut une source de grâces incalculables. Il a aussi montré que la Fraternité Saint-Pie X et ses communautés amies étaient des sociétés très jeunes et prometteuses qui n'avaient qu'un seul but : être des oeuvres d'Eglise. Il a enfin permis dans ce pèlerinage terrestre de réconforter les coeurs. Le samedi soir, l'abbé le Roux, directeur du séminaire de Winona, a terminé son sermon par cette belle parole de Charette : " Vous êtes la jeunesse de Dieu ".

Par Christus imperat
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Lundi 20 octobre 1 20 /10 /Oct 13:58

"Dimanche passé, j'ai eu la grâce d'assister à ma première messe dehors ! J'en ai pleuré. La vue de ce petit autel sous une tente, des cinq servants de messe et des fidèles qui essayaient tant bien que mal de rester concentrés malgré le vent qui faisait tanguer les tentes, tournait les pages du missel du prêtre (l'abbé a été obligé de dire la messe sans), qui soulevait littéralement la chasuble du prêtre, le défilé des piétons, les sirènes du beffroi qui étouffait parfois les voix des choeurs...

Le Bon Dieu ne mérite pas cela ! Je trouve cela terriblement humiliant quand je pense que la Messe de saint Pie V est le véritable saint culte rendu à Dieu ! De voir tous ces fidèles finalement pas si âgés que ça, conscients du vent, du froid et de la pluie, n'hésitant pas à s'agenouiller sur des pavés, pour venir rendre hommage à notre Seigneur Jésus- Christ m'a remplie de fierté.

Il est bon que les fidèles au Gabon prennent conscience de la grâce qu'ils ont de posséder une Fraternité Saint Pie X aussi bien implantée (Prêtres, Soeurs et Frères sur place et aussi accessibles, une Église, une boutique, une bibliothèque, une école, un livre bleu, en fait tout ce qui paraît normal et évident à Libreville, mais qui nous manque tant sur Amiens) et autant respectée voir même crainte (car à des moments il vaut mieux être craint que d'être aimé). Ici les gens se moquent de la foi en général et de la Foi catholique en particulier.

Dimanche dernier, vu que la place du Beffroi est en fait une place de marché mais désertée le dimanche par les commerçants, un automobiliste désireux de se faire remarquer s'est mis à klaxonner comme un fou durant le sermon ; ou encore il peut arriver que des piétons (dimanche c'était des motards casqués et tout de cuir vêtus) osent passer juste entre les fidèles et l'autel. Quel affront, c'est limite de la provocation !

Et cela, les fidèles de la Fraternité le vivent au quotidien. Le mépris pour nous est tel que même les protestants éveillés et les gothiques sont mieux acceptés. Ce qui n'est heureusement pas encore le cas au Gabon, rendons grâce à Dieu pour cela."

Une fidèle Gabonaise

Blog des catholiques d'Amiens

Par Christus imperat
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Vendredi 26 septembre 5 26 /09 /Sep 20:45


En rapportant le nombre de membres des communautés traditionnelles à la taille de la police, un ciel lumineux se dégage. Les plus petites polices sont celles des communautés de moins de trente membres, la plus grande est dévolue aux communautés de plus de cinq cents membres (la Fraternité Saint-Pie X en a en réalité 1018).

Cette observation permet de mentionner les nombreuses communautés religieuses qui passent souvent inaperçues mais dont les prières s'élèvent quotidiennement vers le Ciel.

Par souci de lisibilité, nous n'avons pas mentionné les fondations des différentes communautés (ex : la fille américaine de Fontgombault, les différents carmels de la Fraternité ou encore les très nombreuses maisons des dominicaines enseignantes.

Par Christus imperat
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Jeudi 25 septembre 4 25 /09 /Sep 18:27


En réponse à l’abbé Paul Aulagnier

Dans un récent entretien qu’il accordait à l’abbé Aulagnier, Yves Chiron n’hésitait pas à affirmer froidement que « la Fraternité Saint-Pie X [était] et rest[ait] opposée à un accord avec Rome ». Depuis trois mois, on aura proféré tous les types de jugements hâtifs sur cette société religieuse. « Elle ne veut pas saisir la main tendue par le pape » ; « elle se renferme » ; « elle fait schisme ». Que certaines âmes inquiètes ou inquiétées se laissent gagner par de tels sentiments de crainte qui ont, somme toute, existé depuis la fondation, est concevable, voire compréhensible. Monseigneur Lefebvre avait reconnu en son temps que l’âpreté du combat faisait inévitablement vaciller les plus fatigués. Que nos anciens pasteurs, à l’image de l’abbé Aulagnier, se laissent gagner par le doute nous pousse à prendre résolument la plume et à écrire.



Signera, signera pas ?

Qu’on se le dise, l’œuvre de Monseigneur Lefebvre veut conclure un accord. Elle ne regarde que dans une direction, celle de Rome, et elle a encore, ces derniers jours, manifesté de diverses manières son attachement indéfectible au Siège apostolique. Oui, ce ne sera jamais trop de le répéter : La Fraternité veut résoudre le différend qui opposait son fondateur aux autorités romaines et qui persiste.

Oui, disons-le une nouvelle fois : Elle souhaite que sa situation soit régularisée. Jamais elle n’a imaginé être hors de l’Église – le cardinal Castrillon Hoyos l’a plusieurs fois confirmé. C’est pourquoi les considérations sur la place qu’elle occuperait « à l’intérieur » ou « à l’extérieur » paraissent hors de propos. Oui, elle aspire à ce que les condamnations la touchant soient retirées. Seule Rome peut le faire. Le simple fait qu’elles aient été prononcées dans le cadre d’une abolition de la messe traditionnelle devrait pouvoir faire déduire leur totale obsolescence. Veillons et prions.

En revanche, elle a toujours clairement indiqué que ce qu’on entendait par le terme « accord » ne pouvait reposer sur un désaccord. A quoi rimerait une collaboration pratique où elle serait confinée dans ce qu’elle ne veut pas : sans cesse invitée à concélébrer, toujours conviée à relativiser, perpétuellement confrontée à ces cas de conscience auxquels les communautés Ecclesia Dei ont perdu tant de temps, tant d’énergie, tant de larmes.

La Fraternité Saint-Pie X, sur la suggestion des abbés Rifan et Aulagnier, avait, il y huit ans, défini la politique des préalables où elle souhaitait que la libération de la messe et la levée des excommunications viennent constituer le cadre serein pour discuter d’accords. Elle se tient à ce qu’elle a défini. Ni plus, bien sûr, mais également ni moins. Ceux qui affirment qu’il n’y aura jamais d’accord sont ceux qui pensent qu’une levée de condamnations par Rome et des discussions sur une foi commune sont désormais impossibles. N’y a-t-il pas pire signe de désespérance ?

Il est d’ailleurs tout simplement faux d’affirmer que le Saint-Siège voulait se limiter à lever les excommunications au mois de juin dernier. A coup de menaces de schisme, la commission Ecclesia Dei voulait vraiment conclure un accord comme elle en avait fait avec toutes les autres communautés jusqu’ici : une structure immédiate agrémentée d’un retrait des sanctions.

Sans parler des divergences doctrinales, c’était déjà faire fi des pierres d’achoppement de 1988 : le statut de Saint-Nicolas du Chardonnet, le fonctionnement de l’instance devant gérer la Fraternité et les modalités du renouvellement de ses évêques.



Compromis politiques et arcanes diplomatiques

En observant les réactions et suggestions, on est souvent porté à penser que certains catholiques français confondent les sphères politiques et religieuses. La diplomatie, le compromis, l’intrigue, l’intelligence de l’instant – ou de situation – tout l’arsenal de la chose publique se trouve déversé dans celle de l’Église, au plus grand détriment de notre Foi.

Les applications sont celles-ci : « Il faut jouer à l’intérieur pour ennuyer les évêques » ; « notre influence serait décuplée si on était reconnu » ; « il faut savoir tendre la main » ; « on discutera doctrine à l’intérieur, etc. »

Nul besoin d’être très intelligent pour trouver des arguments du même ordre qui invitent, politiquement parlant, à plus de prudence : Qui nous dit qu’une fois réglé le problème de la Fraternité, les autorités de l’Église s’intéresseront encore aux desiderata des « tradis » ? Qui nous garantit que la Curie proposera plus de discussion à la FSSPX réconciliée demain qu’aux communautés Ecclesia Dei aujourd’hui ?

Toujours, dans le même ordre d’idée, quand Monseigneur Rifan se vante à la télévision brésilienne de concélébrer ou lorsque les abbés de Tanoüarn et Aulagnier n’hésitent pas à légitimer leur présence à la messe chrismale, ne constituent-ils pas, à leur corps défendant, un exemple que la FSSPX craindrait de suivre ? En affirmant sur les ondes radiophoniques que les Musulmans peuvent vivre leur religion à égalité avec toutes les autres, l’abbé Philippe Laguérie ne creuse-t-il pas lui-même le fossé qui le sépare de son ancienne société ? En d’autres termes, ceux qui aspirent à une résolution pratique du problème font-ils vraiment ce qu’il faut pour rassurer la Fraternité ?

Revenons à cette politique ecclésiale. On parle d’une belle structure dont d’ailleurs personne ne connaît les tenants et aboutissants, pas même la désignation juridique exacte. Rome semble vouloir la donner à la FSSPX et ce sont tous les fidèles Ecclesia Dei qui en rêvent. Cela permettrait effectivement de mettre fin au problème qui pèse sur les épaules du successeur de Pierre depuis vingt ans et de donner un statut à la plus grosse entité des traditionalistes. N’y a-t-il pas, déjà là, un problème ?

Comment ne pas voir que cette administration apostolique qu’ils promettent aux uns, ils ne la donneront jamais aux autres. Ils ne laissent même pas les communautés Ecclesia Dei faire l’expérience de la Tradition. Considérez tous ces tracas administratifs, ces impossibilités de s’implanter, ces chantages de concélébration pour confier un apostolat : Est-ce là « faire l’expérience de la Tradition » ?

A cet égard, jamais Monseigneur Lefebvre n’a fait de cette fameuse expression qu’il prononça, la fin de son combat. C’est une citation sortie de son contexte de 1976 où l’archevêque demandait à Paul VI de revenir sur la condamnation du séminaire d’Écône. Mais son idéal ne s’est jamais confiné à faire profiter pour quelques-uns seulement de la Tradition catholique. La grande profession de foi de 1974 dit tout le contraire. C’est le refus des réformes conciliaires qu’il y manifeste clairement. Il faudra bien s’y pencher un jour ou l’autre.

Pour l’heure, NN.SS Lefebvre et de Castro Mayer sont toujours officiellement voués aux gémonies. A Écône et à Campos, leurs corps profitent d’un repos qui n’a sans doute cure des condamnations qui pèsent toujours sur eux. Ces injustices persistantes sont la preuve qu’à Rome, leur combat demeure incompris, et que, dans les couloirs de la Curie, on considère qu’il est toujours bon de les condamner, eux et la Fraternité Saint-Pie X. Il doit bien y avoir une raison…



Le fond

Beaucoup de fidèles ont été enthousiasmés par la venue du pape. Ils ont raison. Le successeur de Pierre sera toujours le bienvenu en France, fille aînée de l’Église. C’est une fierté de le recevoir. A cela s’ajoute le fait que Benoît XVI est doux et humble de cœur et qu’il a invité les Catholiques, par la force de son exemple et par le poids de certains de ses mots, à retrouver la ferveur, le sens du sacrifice à travers la Croix du Christ.

Cependant, est-il encore possible de porter un regard nuancé sur des propos extérieurs ? Doit-on faire obligatoirement de Jean-Paul II un paria et de Benoît XVI un « saint » ? Personnellement, je serais tenté de dire que son prédécesseur a également parlé en certains lieux de manière profonde et éclairée et que lui-même peut prononcer des discours qui parfois déconcertent.

Peut-on dire, par exemple, que les discours de Benoît XVI à Paris ressemblaient à ceux de Monseigneur Lefebvre, comme le suggère l’abbé Aulagnier ?

La lecture du discours prononcé par le pape à la communauté juive doit nous conduire à un non catégorique. L’appel aux « frères aimés dans la foi » pour remercier les Juifs de France de « leur prestigieuse contribution à son patrimoine spirituel » avant de les saluer par un « Shabbat Shalom » ne peut se retrouver ni dans la lettre ni dans l’esprit du prélat d’Écône. Il en va de notre honnêteté ou de notre lucidité que de le reconnaître.

Et comme la lex credendi va de pair avec la lex orandi, nous ne saurions transiger ni sur la foi ni sur la liturgie, ni même considérer que les efforts entrepris pour celle-ci devraient se tarir. Le Motu Proprio doit être considéré avec courage comme une étape, non comme un « couronnement » dans l’essoufflement. La moindre chapelle de Paris ou d’Île-de-France ne peut s’acheter, même au prix d’une assistance annuelle à un rite « équivoque » et qui « favorise toujours l’hérésie protestante»  (1) pour reprendre les très récents propos de l’abbé Aulagnier. A cet égard, une assistance passive à une cérémonie familiale n’a pas la portée de l’assistance d’un prêtre à une messe célébrée selon le NOM. Quels fâcheux enseignements en tireraient ses fidèles ?

Nos yeux ne nous trompent pas. Tout n’est pas comme avant. Une saine volonté d’écoper la barque qui prend l’eau de toutes parts, les débuts d’une lutte contre le relativisme, une certaine renaissance liturgique semblent réconforter les cœurs. Mais, sans cesser ce travail fastidieux mais, ô combien consolant, qui consiste à écoper, il est de notre devoir le plus grave de pointer du doigt les trois grandes crevasses qui ont percé la coque de ce bateau et qui, quant à elles, demeurent béantes. Elles s’appellent : collégialité, œcuménisme, liberté religieuse. Tous les efforts accumulés seraient vains si, dans un premier temps, on avait refusé de prendre conscience des dégâts qu’elles provoquent sur l’Église et qu’il fallait réparer cette coque depuis longtemps endommagée en ces trois endroits précis. Prions pour que la prière élevée par ces messes traditionnelles qui sont de plus en plus souvent célébrées sur la terre hâte la venue de ce moment de nécessaire réhabilitation.

Pour conclure, qu’il me soit enfin permis de citer ce conseil que Mgr Lefebvre adressait jadis à ses prêtres qui perdaient confiance dans ces temps de profond brouillard :

« Nous déplorons d'autant plus le départ de certains de nos membres. Sans doute, cela est dû aux circonstances dans lesquelles nous vivons, circonstances où le doute s'instaure partout, où les esprits sont troublés, circonstances aussi qui veulent que, étant d'une certaine manière un corps de combat de première ligne, facilement, ceux qui sont en première ligne deviendront des francs-tireurs, croiront avoir une mission particulière. Mais il est dangereux de se constituer en francs-tireurs. On peut non seulement ne pas accomplir la volonté de Dieu, ne pas accomplir la volonté de nos supérieurs, mais on peut aussi détruire involontairement, sans doute, l'œuvre que le Bon Dieu nous demande d'accomplir. Et s'ils peuvent être excusés, d'une certaine manière, par le fait que nous sommes très dispersés, que physiquement, nous sommes très éloignés les uns des autres dans ce ministère qui absorbe notre activité, cependant, étant donné les années qu'ils ont passé dans cette maison, étant donné les liens qui les unissaient à la Fraternité [...], nous prions Dieu afin qu'ils comprennent que leur place est dans la Fraternité, que leur activité sacerdotale doit s'exercer dans l'intérieur de la Fraternité. »

Côme PREVIGNY

 

(1) Abbé Aulagnier, entretien pour Aletheia n° 131, 18 septembre 2008. Dans ce même article, l’abbé Aulagnier légitime sa présence à la messe chrismale le Jeudi Saint en la cathédrale de Versailles.

 

Par Christus imperat
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Mercredi 10 septembre 3 10 /09 /Sep 23:05



« Rome revient à sa Tradition » : c’est un peu ce que chacun a comme espoir au fond du cœur et ce que tous croient observer plus ou moins à travers le pontificat de Benoît XVI. L’Eglise, comme souvent cette image a été donnée, semble être ce gros navire qui change tout doucement de cap. Son orientation se modifie lentement, comme un cargo qui changerait de route, et c’est notre espoir.


Pour autant chacun conviendra que la direction de l’Eglise n’est pas redevenue celle qui a été la sienne pendant deux millénaires, et si même certains signes forts comme le Motu Proprio réhabilitant la messe tridentine nous montrent clairement le retour progressif de la tradition liturgique dans la vie de l’Eglise, il apparait clairement que l’axe doctrinal demeure globalement inchangé.


Certes, et ce n’est pas rien, nous pouvons observer une volonté de clarifier la doctrine du concile Vatican II, notamment dans la rectification du « pro multis » et dans l’explication de la doctrine du salut. Ces points montrent une vraie volonté, mais ne peuvent porter les fruits escomptés s’ils restent en juxtaposition avec la doctrine prônée par le Concile.

Même si elles sont appliquées avec moins de virulence et d’extravagance, les erreurs du Concile que constituent l’œcuménisme, la liberté religieuse et la collégialité sont toujours régnant dans l’intelligence des autorités romaines.


Au fil du temps, si la tradition doctrinale ne reconquiert pas le siège de Pierre, nous allons arriver à une situation paradoxale qui, si elle perdure, va accentuer un peu plus la crise de l’Église. D’un côté la liturgie traditionnelle aura regagné d’une façon générale la majorité des autels de la Chrétienté, car ce mouvement est inéluctable, de l’autre les faux principes institués par le concile Vatican II règneront encore sur la plupart des esprits.

 


Cette situation, si elle se présente, marquera le paroxysme de la crise de l’église. Les esprits ayant été habitués par quarante années de libéralisme à concilier l’inconciliable, ne verront pas de problème à accepter la messe tridentine, expression de la foi catholique telle qu’elle est exposée par deux mille années de Magistère et l’enseignement du concile Vatican II qui promeut l’œcuménisme et la liberté religieuse, révolution sans conteste de l’enseignement romain. Il y a là un danger considérable.


C’est pourquoi certains prêtres, nombreux sans doute, en célébrant la messe tridentine, retrouveront et reviendront à la doctrine catholique. C’est inévitable, et les premiers témoignages le montrent. Mais malheureusement aussi, il faut bien constater les dégâts du libéralisme, qui, présent depuis déjà des décennies, avaient gagnés les esprits. Souvenons-nous que lorsque le Concile a commencé, la majorité du clergé était déjà acquis aux idées nouvelles, alors que pourtant la nouvelle messe n’existait pas. De même pendant le Concile. Ce qui montre que dans les esprits, le rite traditionnel peut, à cause des intelligences ravagées par le libéralisme et le relativisme, côtoyer la doctrine d’inspiration néo-protestante de Vatican II.

Benoît XVI s’inscrit entièrement dans cette démarche, par le développement de l’herméneutique de la continuité. Sa démarche intellectuelle n’est autre que de concilier l’enseignement traditionnel de l’Eglise avec celui de Vatican II. Intellectuellement cela ne posera pas de problème majeur à nos contemporains qui acceptent sans sourciller déjà qu’il puisse exister plusieurs vérités, et qu’une vérité qu’ils considèrent objective ne s’oppose pas à une autre vérité qu’ils vont également considérer comme objective, alors que l’une et l’autre sont contradictoires. Appliqué au dogme, cette destruction de la pensée fait que pour le moderniste, l’enseignement de l’Eglise peut évoluer sans contradiction. Et c’est toute la démarche du pape Benoît XVI dans son « herméneutique de la continuité ».

C’est bien ce que dénonçait le saint pape Pie X dans son encyclique « Pascendi Dominici Gregis » :

« Evoluer et changer, non seulement le dogme le peut, il le doit : c'est ce que les modernistes affirment hautement et qui d'ailleurs découle manifestement de leurs principes. Les formules religieuses, en effet, pour être véritablement religieuses, non de simples spéculations théologiques, doivent être vivantes, et de la vie même du sentiment religieux ; ceci est une doctrine capitale dans leur système, et déduite du principe de l'immanence vitale. »

 

 

C’est pourquoi, arrivée à ce stade, la crise peut se figer durablement, car ayant retrouvé la liturgie tridentine, cette liturgie qui parle aux âmes et qui permet aux hommes de se rapprocher de leur créateur, l’Église va sans doute retrouver quelques forces, d’autant plus que la célébration de l’ancienne messe aura également un impact plus ou moins rectificatif de la théologie. Mais malgré tout perdureront les erreurs du Concile et leurs funestes conséquences qui empêcheront à l’Eglise de retrouver son élan missionnaire et donc son engouement à sauver les âmes : ce pourquoi elle a été créée par Notre-Seigneur.

C’est un peu comme face à une maladie incurable. Dans un premier temps on administre le médicament qui va permettre de freiner les symptômes, afin d’éviter le pire. Mais rapidement il faut s’attaquer au virus, à la cause de cette maladie, au risque que celle-ci ne s’installe durablement, et que les symptômes ayant été contrôlés, on en oublie le risque de la maladie qui continue de progresser.

Il est important d’affronter rapidement l’aspect doctrinal, c’est la condition sine qua non à la fin de la crise de l’Eglise. Car si le retour de la messe tridentine était dans un premier temps nécessaire, il est impératif d’examiner les causes théologiques d’une telle déroute.

C’est pourquoi Mgr Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X réclame ces discussions doctrinales, leur but n’étant pas de démontrer qui a raison ou tord, mais tout simplement de redonner à l’Eglise l’éclat qu’elle a perdue depuis 40 ans, non pour l’Eglise elle-même, car elle n’est pas sa propre fin, mais pour qu’elle puisse de nouveau apporter l’Évangile au Monde, amener les cœurs et les intelligences à Notre Seigneur et, ainsi, sauver le plus grand nombre d’âmes possible.

Aujourd’hui la FSSPX représente la mauvaise conscience des autorités romaines. Elle dérange. Pourtant qu’est-ce qu’une société cinq cent prêtres ? Cette Fraternité est si petite ! Pourquoi Rome ne la traiterait pas dans le cadre de l’œcuménisme, comme des « frères séparés » ? Il est clair que la FSSPX est le sujet d’une attention toute particulière, et plus le temps avance, plus l’échec des réformes conciliaires est patente, plus la Tradition avance, plus les excommunications deviennent intenables pour ceux-là mêmes qui les ont prononcées. Tant que ces sanctions demeureront, elles rappelleront aux autorités romaines qu’elles ont renoncé à cette Tradition nécessaire à l’épanouissement de l’Eglise.

D’où l’importance de réclamer le retrait du décret d’excommunication pesant sur les quatre évêques de la FSSPX, afin de pouvoir enfin entamer une confrontation théologique dans un climat de confiance qui serve le bien de toute la Sainte Eglise.

Mais si la FSSPX a un rôle essentiel à jouer pour amorcer et nourrir cet affrontement théologique, il est important que les instituts « Ecclesia Dei » y participent. Qu’ils aient refusé de suivre Mgr Lefebvre dans les sacres est une chose, mais qu’ils observent trop souvent le silence en attendant des jours meilleurs leur empêche de remplir pleinement leur mission sacerdotale et donc évangélisatrice.

La visite du pape en France en est une inquiétante démonstration : les instituts « Ecclesia Dei » refusent de célébrer la nouvelle messe, il n’y a pour s’en persuader qu’à se rappeler la grave crise qu’a engendré la présence de prêtres bi-ritualiste au sein de la Fraternité Saint-Pierre ainsi que le souhait des évêques de voir les prêtres de cette Fraternité concélébrer avec eux une fois l’année.


Dans les faits quotidiens, on peut dire qu’ils ont refusé les réformes issues du Concile, notamment le Novus Ordo. Mais comment peuvent-ils, à l’occasion de la visite du pape, encourager et emmener leurs fidèles à la messe célébrée par le Souverain Pontife selon le nouveau rite, rite qu’ils refusent de célébrer ? Soit ce rite ne pose pas problème de conscience et on ne comprend pas pourquoi ils refuseraient de concélébrer au moins une fois l’an avec leur évêque, soit il pose de graves questions théologiques, et dans ce cas ils le refusent pour eux-mêmes mais aussi pour leurs fidèles.


C’est pourquoi il est important que ces communautés, elles-aussi, réclament et participent à cette confrontation doctrinale, qu’elles ne participent pas cette situation qui verrait la liturgie traditionnelle aux mains des tenants de la nouvelle théologie. Qu’elles continuent de se taire montrera qu’elles ont, à l’instar des autorités romaines, accepté et avalisé la théologie de Vatican II avec tout ce que cela implique. Qu’elles souhaitent le retour de la Tradition, alors elles ont l’impérieux devoir de sortir de la réserve dans laquelle elles se maintiennent. Tout ceux qui souhaitent le retour de la Tradition dans l’Eglise, tant liturgique que doctrinale, doivent ensemble réclamer et alimenter cette nécessaire confrontation.

Les lignes visibles du combat qui se livre dans l’Eglise vont dans les années qui viennent se déplacer. Si elles furent aux yeux du grand nombre « pour » ou « contre » la « messe en latin », elles seront désormais sur le champ de la vision et du contenu théologique du deuxième concile du Vatican.

C’est pourquoi il est nécessaire, afin d’obtenir au plus vite cette confrontation et de lui donner une plus grande visibilité, que le statut canonique de la FSSPX ne soit réglé qu’après les discussions doctrinales. Cela pousse les autorités romaines à enfin poser le débat de la doctrine, mais également de marquer d’une façon visible les différences.


Le combat sera moins visible, plus subtil et plus âpre, et plus long sans doute. C’est le prix des âmes.

Austremoine

 

 

Par Austremoine
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Vendredi 27 juin 5 27 /06 /Juin 10:34

 

 

Dans le sermon qu'il vient de prononcer ce vendredi à Ecône pour la messe des ordinations, Monseigneur Alfonso de Galarreta, l'un des quatre évêques sacrés par Monseigneur Lefebvre, révèle le contenu de la lettre adressée au Saint-Siège. La Fraternité Saint-Pie X demande au Saint-Siège de dépasser cet « ultimatum » sous forme de pression pour continuer sur la voie des étapes qui étaient définies jusqu’ici entre Rome et Écône.

Monseigneur de Galarreta a développé le rôle du prêtre, qui est centré sur la prédication de la vérité, « sans frelater la parole de Dieu, mais en toute pureté, sans adultérer la foi ». Il s’appuyait alors sur les propos de l’apôtre Paul à Timothée : « Si quelqu’un, fusse moi-même, vous annonce un Évangile différent de celui que je vous ai annoncé, qu’il soit anathème ».

 

« C’est un appel au magistère des papes et non contre le pape actuel. » a-t-il précisé, ajoutant, s’appuyant toujours sur saint Paul, que « nous prêchons avec force et autorité, sans violence ni agressivité, mais avec force, car nous voulons corriger les fautes et les déviations en démontrant le mal et les fautifs, en faisant une réfutation capable de convaincre ou de faire taire les contradicteurs. »

 

« Il y aura des temps où les fidèles se détourneront de la vérité et écouteront des fables » prévient l’Écriture. Donc, c’est avec force, charité, patience, sagesse que nous devons dire, comme saint Paul : « Et toi homme de Dieu, combat le bon combat de la Foi ».

 

« Le sacerdoce est tout ordonné à Notre Seigneur Jésus Christ. Celui qui bâtit sur un autre fondement, est dans l’erreur. Car ce qu’il faut, c’est omnia instaurare in Christo. La dérive actuelle de l’Église est en radicale opposition avec l’enseignement du Christ » (ex : la liberté de conscience et la liberté religieuse qui sont une véritable œuvre de déchristianisation, en adhérant à des principes libéraux et modernistes).

 

Désormais, a-t-il précisé, « on ne prêche plus la vérité, on est en quête de la vérité. »

« D’où l’importance et la nécessité des sacres pour la survie du sacerdoce catholique. Nous revendiquons ces sacres, pas comme une rébellion contre le pape, mais dans son existence réelle qui est la sauvegarde du sacerdoce catholique. Nous revendiquons aussi la figure de Mgr Lefebvre. Nous ne sommes pas « lefebvristes », nous adhérons à la pensée de Mgr Lefebvre parce qu’il est catholique. Nous n’avons pas honte de l’Église de Notre Seigneur Jésus Christ ni de l’Église catholique de toujours, ni donc de Mgr Lefebvre »


« L’ultimatum du cardinal, appeler ça un "ultimatum", c’est trop dire. Pour nous, c’est une volonté de nous effrayer, de faire pression pour un accord purement pratique. Cette voie qu’on veut nous imposer est une voie morte et nous ne la suivrons pas. Nous ne pouvons nous engager à trahir la profession de la Foi ni nous laisser embaucher dans une entreprise de démolition. Notre réponse au Saint Père est donc de suivre les étapes avec les préalables connus et une confrontation doctrinale. Ceci va induire cette réponse : Soit une pause ou une stagnation dans nos contacts avec Rome, soit une condamnation nouvelle et on se demande bien laquelle, soit un retrait des excommunications. »

Côme Prévigny

Par Christus imperat
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Mercredi 18 juin 3 18 /06 /Juin 23:38

 

 


Le problème du sédévacantisme n’est pas un problème théologique. Il n’est pas non plus basé sur un différend de politique ecclésiale. Il est d’un coté très simple, de par le résumé de sa position, mais également très complexe de par les arguments qui émanent de la crise actuelle. C’est un cas atypique.

 

Il n’est pas question de parler ici de ceux qui se répandent en invectives et complots mal tramés sur Internet, ni de ceux qui utilisent l’excuse du sédévacantisme pour cacher une situation matrimoniale désapprouvée par la morale.

 

Pour résumer de la façon la plus sobre la position de ces gens, on peut dire que, selon eux, les papes élus pendant ou après le concile Vatican II ne sont pas papes parce qu’ils enseignent l’hérésie. Ajoutons à cela que la réforme liturgique de Paul VI rend à leurs yeux tous les sacrements donnés dans ce rite invalides. Il en découle donc que le pape n’est pas pape, que les cardinaux ne sont pas cardinaux, que les évêques ne sont pas évêques, et que les prêtres ne sont pas prêtres, exception faite naturellement de ceux qui ont acquis leur état avant ces funestes réformes.

 

Nul besoin d’entrer dans leur argumentation pour comprendre l’impasse pratique et intellectuelle dans laquelle ils se trouvent.

 

La première impasse est pratique : pour des fidèles souhaitant vivre chrétiennement, ils se refusent cependant la fréquentation des paroisses, même lorsque celle-ci vivent selon la tradition de l’Eglise, les prêtres étant tous des hérétiques, puisque célébrant eux-mêmes « una cum » (en union) avec un imposteur (le pape). Pour les prêtres, ils n’obéissent à aucune hiérarchie puisque celle-ci est à leurs yeux soit usurpatrice, soit corrompue. Ils sont donc des électrons libres, faisant vivre de petites chapelles en de rares endroits.

 

La deuxième impasse est théologique et intellectuelle : comment concilier les promesses d’indéfectibilité de l’Eglise, données par Notre Seigneur Lui-même, et le fait que l’Eglise soit infailliblement, selon leur théorie, sur le chemin de l’extinction sacramentelle et donc hiérarchique ? Pour se justifier, soit ils transforment le sens des paroles du Messie, soit ils prétendent à une intervention divine. La première méthode est malhonnête et sacrilège, la deuxième va à l’encontre de la façon dont a toujours agi la divine providence dans le Nouveau Testament. Inutile de parler de ceux qui se sont autoproclamés papes, ou qui s’inventent un quelconque pouvoir épiscopal dont ils sont les seuls témoins !

 

La troisième impasse est spirituelle : dans la situation décrite, il n’y a pas de solution, hormis l’attente d’une intervention qui n’a jamais été annoncée. Il n’y a pas de solution, et à la non-fréquentation des sacrements, nécessaires à la vie de l’âme, s’ajoute le désespoir de ne pas envisager le moyen ni le temps par lesquels Dieu sauvera son Eglise. Les âmes des sédévacantistes sont des âmes sans sacrement et pillées par le désespoir.

 

A tous les niveaux, le sédévacantisme constitue une impasse.

 

En plus de cela, on observe que ce monde est très détonnant. De ceux qui s’autoproclament papes, qui entendent des voix, qui prétendent avoir trouvé l’épiscopat dans les délires d’un fou, qui ont des révélations en tous genres, jusqu’à ceux qui fréquentent tout simplement leur chapelle. Qu’y a-t-il donc de commun à tous ces gens qui se sont enfermés dans cette voie désespérée ?

 

On observe que cet univers sédévacantiste est hétéroclite : il n’est pas hiérarchisé, chaque sédévacantiste est en désaccord avec tous les autres. Il n’existe pas de société, pas d’ordre, pas de pensée, pas de théologie sédévacantiste. Au final tous, qu’ils soient prêtres ou laïcs, sont très indépendants. Chacun a sa propre pensée, et donc est son propre chef. Ce qui manque au sédévacantiste, c’est l’humilité de la soumission.

 

Le sédévacantisme est une œuvre de contre Église, tout comme l’est le modernisme. Ce dernier détruit la nature sociétale et hiérarchisée de l’Eglise par la collégialité, le premier agit de même en refusant tout net la reconnaissance de l’autorité jusqu’au plus petit échelon. Il n’y a ni société ni hiérarchie chez les sédévacantistes.

 

Le sédévacantisme est une position qui va contre la nature même de l’Eglise et qui plonge ceux qui l’adoptent dans une impasse pratique, théologique et spirituelle. Et pour ceux dont l’âme reste marquée par les scandales de l’Église conciliaire et qui ne parviennent pas à voir dans les papes actuels les vicaires du Christ, qu’ils regardent le Crucifié. Est-ce que cet homme crucifié est le fils de Dieu ? Arriveront-ils à distinguer aussi bien Dieu dans cette homme mourant sur la croix que le vicaire de Notre Seigneur en charge de l’épouse du Christ en agonie ?

 

Les sédévacantistes d’aujourd’hui ne sont pas différents des juifs qui ont refusé la divinité du Messie par esprit d’orgueil et d’indépendance, ni des Ariens qui l’ont refusé parce que le scandale de la croix était trop grand pour eux.

 

Par conséquent, la position sédévacantiste constitue une impasse totale à tous les niveaux : pratique, théologique, spirituelle. Elle s’enferme dans le désespoir absolu d’une crise sans solution. Elle refuse toute hiérarchie, elle combat par sa nature anarchique l’Église qui est une société hiérarchisée. Elle emmène ceux qui tiennent cette position à un narcissisme inéluctable.

Austremoine

Par Austremoine
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