Ennemond sorti des bureaux de la police d’Amiens

Publié le par Christus imperat


Message paru sur le Forum catholique

 

Voici quelques nouvelles pour ceux qui ont suivi cette affaire. L’évêché d’Amiens avait porté plainte engageant la police à mener une enquête judiciaire. Ennemond était entendu en raison de la publication de certains de ses messages du FC. A priori l’affaire n’a pas beaucoup de chance de donner de suites, il faut dire que les mobiles étaient un peu légers.

 

J’ai eu Ennemond au téléphone, il n’a franchement pas l’air impressionné, il regrettait simplement de ne pas avoir pu mettre le prix de son essence dans le tronc de la cathédrale.

 

Ennemond, après moi-même il y a quelques mois, est le deuxième liseur à être entendu par la police suite à une procédure engagée par un évêché. Finalement on sait quels sont les liseurs qui semblent gêner les évêques de France.

 

A bon entendeur salut, que les mous redoublent de mollesse !

Austremoine

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commentaires

Escapade amiénoise

Voici les faits dont je peux parler. J'ai pris soin de demander à M. le lieutenant de police ce qu'il m'était autorisé à dévoiler publiquement. Je suis donc ses préscriptions. C'est par téléphone que j'ai été contacté il y a quelques jours par les officiers de la police du commissariat d'Amiens - qui s'étaient procurés mes coordonnées auprès du Forum catholique. Ils agissaient dans le cadre de leurs activités judiciaires et j'ai donc été invité à me rendre dans leurs locaux ce 22 décembre pour répondre à leurs questions dans le cadre d'une enquête qui faisait suite à une plainte déposée par l'évêché. Cela m'a permis de retouver Amiens où j'avais eu l'occasion de me rendre quelques dimanches au cours de l'année passée, de revoir la silhouette de l'église Saint-Germain-l'Ecossais devant laquelle la messe avait été célébrée la veille - un office pour les hors-la-loi - ou encore la nef de la splendide cathédrale Notre-Dame où je n'ai pas manqué de me recueillir sur la tombe de mon arrière-grand-oncle, mort évêque de la ville. La plainte de son successeur me conduisait à retrouver sa noble cité picarde.

Les services de l'évêché, se plaignant de piratage du site diocésain, ont soumis à l'attention de la police ce
post, ainsi que celui-ci, requêrant les services des hommes de loi. Selon eux, j'aurais publié les communiqués de Monseigneur Jean-Luc Bouilleret, évêque d'Amiens, avant leur parution sur leur propre site. J'en ai déduit que j'étais soupçonné soit d'avoir visité impunément les coulisses du site diocésain - c'est bien flatteur pour mes modestes capacités informatiques - soit d'avoir subtilisé ces textes grâce à une personne habilitée auprès de l'évêché. Et, bien honnêtement, je ne suis pas certain que le résultat ait valu une telle prise de risques.

Par conséquent, ma visite a été relativement rapide. Après mes réponses qui ne pouvaient que nier les affirmations de la plainte, le procès verbal a été signé en bonne et due forme. Voilà de quoi nourrir les souris picardes des caves amiénoises. D'un point-de-vue économique, l'évêché a, de manière indirecte, permis de faire vivre les siens puisque j'ai rempli mon réservoir de carburant à une station picarde et que j'ai déposé mon aubole à la gare de péage d'Amiens-Ouest.

Voici pour les faits. Personnellement, je ne pense pas que les plaintes de ce type aboutissent souvent à des enquêtes judiciaires. Sans doute a-t-elle été engagée du fait de la notoriété de son demandeur. C'est une supposition de ma part. Il me semble que cette affaire tardive n'est que l'illustration du désarroi de nos diocèses. On en vient à occuper les dernières bénévoles de nos évêchés à instruire des actions pour soupçonner les jeunes "intégristes", en particulier ceux qui auraient l'audace de défendre les positions de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. J'avais un jour entendu un prêtre non traditionaliste affirmer que la voix de cette communauté était la mauvaise conscience de l'Eglise de France. Nous en avons ici la preuve. Si le but de celle procédure, qui tendrait plutôt à faire sourire que pleurer, était de m'impressionner et de me déstabiliser en me faisant comparaître dans les bureaux de la maréchaussée, alors je crains fort qu'elle n'ait pas atteint son but. Mais, ce qu'il faut en conclure, c'est que n'importe quel intervenant peut se trouver appelé à répondre devant la Police à des questions le mettant à cause. Faudrait-il pour autant se taire ?

Rappelons simplement que, depuis plus d'un an maintenant, la communauté traditionelle d'Amiens ayant perdu son lieu de culte pour des raisons de restructuration immobilière, elle se trouve tout simplement à la rue, l'évêque du lieu n'ayant pas souhaité prêter l'une des dizaines d'églises vides et fermées dans l'agglomération amiénoise et ses alentours et ceci, malgré les lettres envoyés par le Saint-Siège. Le Christ descend donc sur l'autel entre le pavé amiénois et le ciel picard, qu'il neige, qu'il vente ou qu'il pleuve, qu'il fasse 35 degré à l'ombre ou - 10 dehors.

Prions particulièrement en cette veille de Noël pour tous les évêques et les prêtres de notre pays qui doivent parfois souffrir un confrère ou un supérieur qui imagine que le principal problème actuel de l'Eglise réside dans le traditionalisme, qui préfère prêcher aux côtés d'un anglican plutôt que d'abriter un catholique. Que Rome et surtout l'Enfant-Dieu leur apportent protection et soutien.

Ennemond

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Moi 01/06/2011 10:56


Troisème à m'être retrouvée dans les bureaux de la police sur ordre de l'évêque. Je fais partie du club maintenant
:-)


fidele 21/04/2009 16:59

cette hargne episcopale est le signe quasi certain d une mentalité FM ... les " Fins dernieres, le jugement, le ciel ou l enfer " ce monsignore ne connait pas, il prefére sans doute son petit conformisme agréable au "Monde", mais a l heure de rendre compte, il pourra contrefaire St Paul et dire "j ai combattu ceux qui menaient le bon combat".

François 07/01/2009 10:16

Cher Austremoine, votre message a curieusement disparu du FC : merci d'avoir pris soin de le copier sur ce blog.

Cher Ennemond, merci pour ce beau témoignage : on voudrait intimider les fidéles d'Amiens et leurs relais qu'on ne s'y serait pas pris autrement. vous avez parfaitement raison, ce n'est pas une raison de se taire, bien au contraire. D'ailleurs, si vous vous taisiez, les pierres de la cathédrale d'Amiens blanchies par la neige parleraient à votre place !
Bon Courage et Bonne année au service du Christ Roi.